X AVANT-PROPOS
ments ne peut recueillir que des renseig'nements insig*nifiants et qu'assister à la lente disparition de toute trace d'intelligence et à l'aberration des instincts, s'il se contente d'examiner les animaux en cag*e et de faire sortir quelquefois les moins redoutables, sans essayer sur eux les procédés d'un dressag*e savant et raisonné, c'est-à-dire s'il ne se met pas à même d'étudier les conditions de leur obéissance et, par conséquent, la nature de leurs facultés psychiques. Frédéric Cuvier a décrit ce dépérissement et les déboires qu'il lui a occasionnés ; or, tous ses confrères pourraient exposer les mêmes reg'rets. La moisson d'observations est donc bien maig*re dans ces conditions et, qui pis est, à cause des difficultés de vérification, il se g*lisse forcément parmi elles des erreurs notables, comme celle contenue dans cette phrase d'un naturaliste cependant dig'ne d'estime : « Le magot est, avec les gibbons et les orangs, le seul singe de l'ancien continent capable de recevoir une certaine instruction. » Le savant qui s'exprime ainsi