HISTORIEN
he puis me refuser à dire lin mot d*une des plus lu justes critiques que cet écrivain ait essuyées. Cinq ans apres sa mort y otl a vu paroître on livre dont le principal objet semble avoir été de Pootrager précisément sur oet article t il y est cité à chaque page comme historien, et jamais sans insulte. « // a fini tous aea ou orogaa, si Pon en croit M. l’abbë de Mably, avant que (Savoir bien conçu ce qu*ïl i>ouloit dire / il y débite dea aottiaea aOeo emphaae : il ne voyait paa plua loin que aon nes,‘ c^eat le plua frivole, le plua plaiaant dea hiatoriena; dans son Charles XII» il court comme un fou d la suite d^un fbu} aon Hi^ toire universelle n’est qu’une paaquinade, etc. »
Ces étranges expressions décèlent dans le critique une prévention bien aveugle, une animosité bien injuste. Non-seulement dans ses compositions historiques M. de Voltaire n^est ni frivole, ni plaisant } mais ce qu’ôn pourroit leur reprocher avec plus de fondement , ce seroit d’âtre trop sérieuses , trop réfléchies ; c’est d’exiger de» lecteurs une attention trop suivie; c’est de présenter à chaque instant des^ résultats fatigans pour les esprits qui ne sont pas familiarisés avec l’habitude de la méditation.
C’est une grande singularité même, que cet homme si gai, si léger partout ailleurs, ait été capable d’uiie gravité , d’une tension aussi soutenues. Loin d’y prodiguer du badinage et de la frivolité , il s’y montre sérieux jusqu’à la froideur , et austère jusqu’à la sécheresse. Quand il s’y permet des allusions malignes , la plaisanterie est dans les choses mêmes , dans