M. DE VOLTAIRE, HISTORIEN
le rapprochement des faits , et bien rarement danfl . les mots.
M. l’abbë de Mably auroit dû être plus réservé qu’un autre à hasarder ce reproche , lui qui a cherché la plaisanterie , tant qu’il l’a pu , dans un ouvrage qui en étoit encore moins susceptible ; lui qui , dans un recueil de préceptes dogmatiques, dit que le Jaruté^ niante allumeroit encore des guerrea civilea à la . , barbe de meaaieura lea philoaophea et de mea~ . aieura leura clienSf ai, etc., ce qui ne paroitra pas . aux gens de goût une plaisanterie bien fine ; lui qui ^ dit ailleurs qu’un hiatorien doit, en politique , être . un peu plua habile que aea héroa, ce qui paroitra . plutôt une chose plaisante , qu’une plaisanterie.
11 reproche encore à M. de FolUûre des injidélitéa volontairea dans ses récits historiques , et U veut
* L’abbé de Mably pouvoit avoir tort sur qnelques.uiis , de ces poiata:il avoit celui sartoa.t de s’espriioer dans un pareil style , et avec aussi peu de méoagemens ; mais il avoit nison, et c’est l’essentiel, quant au fond des choses^ et ses reproches étoient fondés.
que l’histoire soit en quelque aorte un poème épique*