MÉROPE
Quoique la tragédie de Mérope soit peut-être la meilleure de M. de Voltaire * , celle qui est le plus dans le bon genre, dans laquelle on trouve le moins ^ de clinquant romanesque et le plus de beautés natu- ^ relies ; cependant la manière expéditive de l’auteur n’a pas manqué de l’entraîner dans plusieurs invraisemblances. La base même du sujet est chancelante | et ruineuse. Où est la possibilité que Mérope ignore , entièrement, et, qui pins est, ne soupçonne pas que^ l’assassin de son époux est Polifonte? Quoi ! depuis quinze ans elle n’a pu le découvrir, et Narbas , qui en est instruit , n’a pu , depuis quinze ans , le faire savoir à la reine ! Polifonte , après avoir assassiné ^ son roi pour régner à sa place , doit-il aussi attendre quinze ans avant d’entreprendre de monter sur le
d’entbonslasme qui a dicté son analyse du théâtre tragique de Voltaire, avoit trop de goût et de jugement pour fermer les yeux sur des fautes aussi réelles , aussi sensibles.
' Cette opinion paroi t être, en général, celle des gens de lettres qui sont faits pour en avoir une , et pour en donner à cenx qni n’en ont pas : ce fut celle de La Harpe. Nous avons vu Linguet préférer Alzire à toutes les tragédies de Voltaire. Ne pourroit-on pas dire que si Mérope se soutient par des beautés plus simples , plus naturelles ; on trouve aussi dans Alzire, plus d’invention , plus d’éclat et de coloris dans le style, merveilleusement bien approprié à la nouveauté des. objets que le poète avoit à décrire?
DE MEROPÈ. a6y
trône , avant de proposer à Mérope de l’epouser Mais quel juste motif empêche Mérope d’accepter l’empire qui lui est offert et qui lui est du ? Elle ne veut pas, dit-elle, en dépouiller son fils. Mais ne seroit-ellc pas plus sûre , en l’acceptant , de le rendre à son fils , qu’en le laissant passer aux mains de Polifonte? Il est même impossible qu’elle veuille le refuser , ])uisque ce refus affermit le projet de ses ennemis , et lui ôte les moyens de revoir jamais son fils au trône de Cresphonte. Tel est le pivot cepen- ^
dantsnrlequel rouletoutel’action. Parlons du moyen
que l’auteur a imaginé pour le nœu d d e sa pièce , c’est-à-dire pour faire penser à Mérope que son fils est l’assassin de son fils même.
C’est sans doute un moyen bien étrange que cette armure qui confirme les soupçons de Mérope. Comment Nàrbas , pressé de sauver Egiste qu’on vouloU égorger , songea-t-il à emporter l’armure de Cresphonte ? Au surplus, rien ne prouve à Mérope | qu’Egiste soit le meurtrier ; tout prouve au contraire | r qu’il ne l’est pas, puisqu’il dit que l’armure est à lui. j | V""
Mais, il a jeté cette armure. Il fallait lui demander; pourquoi il l’avoit jetée; il falloit qu’il le dît. L’auteur a obscurci tout cet incident d’un nuage épais dout il avolt le plus grand besoin. On voudrolt savoir pourquoi Egiste a jeté cette armure , et c’est là précisément ce que le poète n’a pas éclairci , parce qu’il ne le pouvoit pas , et qu’Egistc n’avolt aucune raison pour jeter une armure qui étoitla sienne. On ne volt doue pas que Mérope ait lieu d’accuser Egiste
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et de le pooir comme meuilrier. LorsqtiTariclè» 'rient dire à cette reine, au sujet d’Egiste :
On Tient de décourrîr, de mettre dans les chaînes Dens de scs compagnons, qui , cachés parmi nous , Cbcrdioient encor N arbns échappé de leurs coups ;
la reine ne devroit-elle pas confronter Egiste avec ses deux prétendus compagnons? Y avoit-il un autre moyen de découvrir la vérité? MéropQ se conduit en insensée. Quel que puisse être l’égarement 'd’une mère dans sa douleur, il ne faut pas qu’eUe ait des sentimens et une conduite contraires à ceux que la nature suggère. L’amour maternel n’éteint pas ^ l’espérance. Pourquoi Mérope ne prend roit- elle pas plaii^ir à douter de la mort dô son (ils ? et , dans ce cas , combien de précautions pour s’en assurer ! Que de preuves ne doit-elle pas chercher, au lieu de négliger, comme elle le fait, le mo\en le plus sùr de ' ' confirmer ou de détruire ses soupçons? \
Il est donc certain que celte situation si brillante , | ^ 0Ù Mérope veut venger son fils sur son fils même , j
n'est point amenée d’iuie manière naturelle, et que cette mère insensée semble s’égarer à plaisir dans la : romc opposée à celle où elle doit chercher une con- ' noissance certaine du meurtre d’Egiste.
- Examinons maintenant si Narbas se conduit d’une manière plus raisonnable. Après avoir laissé échapper Egiste , sans en faire donner avis à sa mère , et sans trop se presser de le chercher, il arrive ; il apprend que Polifonie est roi, et il n’apprecd point
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qu'on a tné Egiste , quoique cette fausse nouveÛe fasse l’entretien de toute la ville. Il reste seul assez longtemps à parler au spectateur plutôt qu’à soi-même; et, quoique tout l’engage à voir promptement Mérope, il prend toutes les précautions nécessaires pour ne la point voir. Il rencontre une confidente , qu’il piie de le conduire vers la reine : celte confidente , Isménie, le refuse, parce qu’elle ne le connoît pas. Cependant elle avoit cent fois entendu dire à MérojïO qu’elle aitendoit Narbas , qu’elle faisoit chercher Narhas de tous côtés. Isménie devoit donc lui demander : Etes-vous Narbas? lui seul peut voir la reine. Narbas insiste ; il n’avoit qu’à dire son nom , pour se faire connoître ; il ne le dit pas , parce qu’en effet son temps n’est pas encore venu de paroître. La reine vient ; il sort de peur de la rencontrer. U est vrai qu’lsménie lui dit de se retirer, la reine voulant être seule pour tuer le meurtrier d’Egiste. Mais cette raison sufiRsoit-elle pour engager Narbas de se présenter aux yeux de Mérope? Il est impossible de se douter pourquoi Mérope ne veut pas se donner la satisfaction de se venger publiquement ; encore une fob, il faut que Narlies ne paroisse qu’au moment où le poignard sera levé. 11 se retire donc, en ne sait où : car, si cetto place est publique, comment Mérope veul-eUe n’être pas vue? si elle u’est pas puldique , comment Narbas peut-il voir du dehors ce qui se passe dans un lieu secret? Quoi qu’il en soit, il est constant que, de toutes les manières, ce coup de théâtre est forcé, amené sans aucun art , et par des
motifs que le boa sens désavoue. On ne sait guère aussi pourquoi Mérope ne reconnoit pas Narbas aus- ' sitôt qu’il paroit, elle qui n’a songé qu’à lui, qu’à son , retour. Voyant donc Egisteappeler Narbas son père , le seul mouvement naturel que pouvoit avoir Mérope. étoil de s’écrier: Narbas y son père! 6 ciel! j’allois tuer mon fils !
La conduite des deux derniers actes de cette pièce est aussi incompréheusible quelanguissante. Polifonte apprend qu’un vieillard a suspendu la vengeance de Mérope , au moment qu’elle aUoit frapper, et ilne fait pas arrêter ce vieillard; il ne demande pas à la reine les raisons qui ont amené ce vieillard et qui l’ont fait agir. Egiste, qui neseconnoit pas encore au commencement du quatrième acte, doit-il parler à Polifonte avec autant d’audace ? Ce ton est-il naturel et soutenable ? S’accorde-t-il avec cette douce ingénuité qui forme son caractère dans les premiers actes ? Le coup de théâtre de cette scène, où Mérope reconnoit son fils devant Polifonte , ranime pour un instant l’intérêt de l’action ; mais , outre que cette situation ejt entièrement prise de Gustave > , elle ne mène à rien de naturel et de vraisemblable. Au lieu d’aller et de venir sans nécessité ; au lieu de prier en vain Polifonte, Mérope, qui a retrouvé son fils, n’avoit d’autre conduite à tenir, que de le déclarer au parti qu’elle a dans l’état ; d’assembler le peuple , et de dire : J’ai retrouvé mon fils , Pobfonte est l’assassin de
Tragédie de PiaoN.
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mon époux ; rendez le trône au fils de Cresphoute. , \ Ou’y a- t-il aussi de plus ridicule que la conduite^, J A de ce Polifonle, qui, du commencement jusqu’à la/i \
fin , ne fait autre chose que répéter qu’il veut épouser 1 ^ V j la reine; qui , après avoir reconnu le fils de Mérope , | /■*
et l’avoir remis à ses gardes , le laisse néanmoins avec'
Narbas et Eurlclès, attachés à Mérope et à Eglste?j Quel bon homme que ce tyran , qui vient encore essuyer tranquillement les bravades de cet Imprudent Egiste, et le laisse, comme auparavant, avec Narbas et Eurlclès, au Heu de l’emmener avec lui; qui ensuite lui envoie Mérope, chargée de l’introduire dans le temple, et qui a la simplicité de ne se méfier ni d’Euriclès, ni de Narbas, ni de Mérope, ni d’Egiste ? Mais par quelle singularité Polifonte veulil qu’Eglste aille à l'autel avec Mérope; à l’autel où celte mère peut s’adresser au peuple , lui montrer son fils , et publier, à la face des dieux , les crimes du tyran ? Cependant Mérope sort de la scène avec son fils ; elle seule peut l’introduire au temple i elle y est entrée avec lui. Toutefois on voit, dans le récit, qu’elle arrive sans lui à l’autel , et qu’Egisle y court ensuite pour tuer le tyran. Dltes-mol si la reine a pu entrer avec son fils, sans qu’on les ait vus ensemble; et si Polifonte peut recevoir la main de Mérope , sans vouloir, comme il le vouloit d’abord, qu’Egiste, qui vient d’entrer, soit présenta la cérémonie? Savezvous d’où vient que ce tyran se laisse tuer par surprise et sans défense? C’est qu’il a eu la précaution, par complaisance pour Egiste , de laisser toute sa
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garde hors clii temple. Ce u’cst pas à Polifonie qu^oiï doit appliquer ce vers de Narhas i
Les habiles tyrans ne sont jamais punis;
car on n’en a guère Vu de plus mal-habiles. Ajoutez, au ridicule de ce déiiuùnicrit, entièrement calque sur celui d’Aiidromaque , l’inaction de tous les personnages, qui ne savent que parler et délûier des mavimes dans une crise si violente ; les situations répétées, les allées et venues inutiles, les déclamations d’Egiste et dcMérope; les colloques siiperfius de Narbas et d’Euriclès, qui s’amusent à regarder de loin , et long- temps , le combat , au lieu d’y courir sur-le-cbantp , et semblent cloués sur la scène , de peur de la laisser vide ; et vous verrez que tous ces remj)lissages composent ce cinquième acte tant vanté , mais qui n’a de vraiment i>eau, que le récit qui le termine, et que réclame la Mcropc italienne
' L’ûbbé Desront^ines aroU imprimé dans ses feuilles, qué rien ne lui paroissoit plus sijflable que folle construclion de Mérope. La Harpe s’est efforcé de répondre à cette critique; mais il n’a pu s’empêcher de recounoitre tout ce qu’il faut supposer d’invraisemblable dans les événemens antérieurs à l’époque où commence la pièce. «Ils sont, dit-il, d’un genre extraordinaire, et qui approche du merveil^ leux; mais ils ne sont pas absolument impossibles; ils sont môme justifiés, autant qu’ils peuvent l’être. » Cela est vrai ; mais i’esacte raison et la saine critique sonten droit d’exiger davantage.
II, faut lot^ours se rappela que le vraiseDiblabie dramatique est ce qui doit ae faire et, se dire, telle position étant donnée , et que cette position olle^méme doit être prise dans la nature.
11 est bi<ai singulier que le vieux Zopire ait enlevé Palmire depuis peu dans le camp de Maboa^t; on devroit dire au nunns comment cela s’est fait , puisrque autrement U est impossible que Palmire se trouve chez Zopire. Quand un auteur n’a qu’un seul moyaix ' pour lier un personnage à l’action , il faut que ce moyen soit non-seulement naturel , mais que les circonstances en soient éclaircies de manière à ne laisser aucune difficulté. Or , il est difficile de concevoir comment ce vieillard a pénétré dans le camp de Mahomet, jusqu’à l’appartement des femmes, pour n’enlever que la seule Palniiae. Cette action singulière méritoit bien quelques édaircissemeos ; et si vous n’en donnez aucun , croirons-nous autre chesè, sinon que vous n’en pouvez pas donner? On ne voit pas assez pourquoi Zopire refuse à Palmire la grâce qu’elle lui demande de briser ses liens j après <pt’il lui a dit :
De Tos Justes diairs si remplis les paeuXj
Les deroiers de mes jours seront des jours heureux.
Les motifs qu’il emploie pour la retenir i>e sont
iS
pas saiisfaisans, et les instances de Palmire ne sont pas assez vives j elle ouldie mêtnc de faire U Zopire l’aveu de son amour pour Séïde. Ainsi , elle a tort de dire ensuite à son amant qu’elle a dit à Zopire : Vous voyez les secrets de mon cœur; car elle ne lui b pas fait voir les secrets de son cœur.
A la troisième scène , voici ce que Phanor vient apprendre à Zopire : Omar est arrivé. On lui parle, il demande, il reçoit un otage. Séide est avec lui. Phanor coiinoît-il Sèïde? A-t-il eu quelque interet d’apprendre son nom? Séïde n’est pas moins inconnu k Zopire. Si Palmire avoit parlé de Séïde , s’il en avoit été question dans les premières scènes , le discours de Phanor signifieroit quelque chose; mais Scïde tombe des |nues : c’est un besoin de l’auteur, pour l’annoncer ; et comme on ignore l’amour de Palmire, on ne comprend rien à son exclamation : Grand Dieu! destins plus doux! Quoi, Sé'idel Les pièces de Voltaire ne marchent jamais qu’entourées .de nuages épais , qui ne se dissipent tout au plus qu’à demi , et laissent sur tout le reste tme impénétrable obscurité.
Séide vient se donner en otage, malgré Mahomet; comme si Mahomet n’avoit pas réglé quel devoit être cet otage ! Mais il falloit bien amener Séïde et Palmire dans la maison de leur père. L’une s’y trouve par un enlèvement inexplicable , et l’autre par une étourderie qui n’a point d’exemple. Remarquez que l’action est à peine commencée dans le premier acte ; il ne consiste qu’en des entretiens sur Mahomet ,
DE MAHOMET. . 2j6
sans qn’on puisse meme entrevoir quel sei a le sujet de la pièce. i
Il est bien inconcevable qu'on ait laissé Mabomet dans la ville, ot surtout accompagne de tant do guerriers. Quelle en est la raison? On l’ignore. Omar a dit au sénat que Mahomet venoit pour les instruire et pour être instruit ; pour cet effet , on le laisse entrer les armes à la main ; mais enfin le voilà dans la ville. Nous verrons de quelle manière il s’y prendi'a pour entraîner les cœurs et charmer les esprits. 11 commence par dire à Séide : Vous y suivez mes guerriers. Peut-il disposer ainsi de Séïde , qui , en sa qualité d’otage, est sous la puissance de Zoplre? Mais nous verrons cet otage, pendant toute la jnèce, aller librement avec Omar et Mabomet, selon le besoin du poète. Avançons. Mahomet est amoureux de Palmire; il se plaint de ce que Séïde est son. rival , et cependant il a laissé Palmire et Séïde se livrer à leur amour; il a, dit-il, attisé de ses mains leurs feux illégitimes. De quoi se plaint-il donc? Est- il raisonnable qu’il n’ait pas encore déclaré son amour à Palmire , qu’il ne l’ait pas mise au rang de s(is épouses, qu’il n’ait p.is jusque-là fait confidence de sa passion à Omar, et qu’il attende, pour la faire , un moment où les plus importans objets le doivent occuper tout entier?
Voltaire, après avoir tourné en ridicule le dessein d’Atrée, qui réserve depuis vingt-ans Plistbène au parricide, en le récompensant par un inceste, a ccpeudant suivi le même plan qu’il trouvoit si absurde.
a;6 EXAMEN CRITIQUE
Mahomet fait enlever parHercide, Sëïdcct Palmirc, encore au berceau ; U les fait élever ensemble , les laisse se prendre d’amour, sans leur découvrir ce qu’ils sont ; et, pendant quinze ans, il nourrit ainsi la dessein de faire tuer Zopire par son fils. C’est précisément la même idée que colle d’Atrée, c’est le meme plan de vengeance. Atrée moins ridicule quo Mahomet, puisqu’ Atrée n’est point amoureux de la maîtresse de Plistbène. D’ailleurs la vengeance connue d’Atrée n’est point extravagante, d’après son caractère; mais celle que l’auteur prête à Mahomet , contre sop caractère , est réellemeot absurde , puisqu’elle ne pouvoit être que funeste à ses projets. Dans cette imitation contradictoire, Y oltaire a changé une circonstance , et ce changement est encore une contradiction ; c’est Omar qui propose à Mahomet de faire assassiner Zopire par Séïde : on ne conçoit pas que cette pensée puisse venir à l’esprit d’Omar ; on l’attendoit de Mahomet, puisque, au second acte, il dit à ce même Omar , au sujet de Palmire et de 3éïde; >■
J’ai nourri dans mon sein ces serpens dangereux ;
Déjà , sans se connoitre , ils m’outragent tous deux.
J’attisai de mes mains leurs feux illégitimes.
Le Ciel voulut ici rassembler tous les crimes.
Je veux Leur père vient.
Mahomet n’achève pas de dire cc qu’<7 veut, et dans la suite il n’en parle plus. 11 est évident qu’il veut faire tuerie père par le fils; car, dans quel autre motif
de vengeance auroît-il pris tant de soin d’élever Séïde? Pourquoi, étant amoufenx dePalmire, a«roit-il atattisédes feux incestueux de Palmire et de Séïde? Peut-être l’auteur a-t-il oublié , d’une scène à l’autre, ce que Mahomet n’avoit pas achevé de déclarer ; et, sentant que l’imitation d’Atrée seroit trôp forte, il a fait proposer par Omar ce que Mahomet est censé avoir résolu depuis long-temps , si l’on en juge par sa conduite, qui autrement seroit inexplicable.
Mais qui pourra me dire quel est le motif qui détermine Zopire à voir Mahomet , et à venir lui-même le chercher, lui que l’auteur a fait parler ainsi dans la scène avec Omar?
OMAH.
Mabomet veut ici te voir et te parler.