‹ Examen raisonné, ou, Décisions théologiques sur le commandements de Dieu etChapitre 9 sur 18 · de leurs menaces ? (S'il y % pleine délibération , péché · texte numérisé non relu

de leurs menaces ? (S'il y % pleine délibération , péché

mortel pour lWdinahc Cependant si cette gàanièrc

d'agir était plutôt un effet de la grossièreté fet de ta mauvaise éducation de l'enfant <pe t de sa méçhan- ' ceté , et que les parents n'eu fuirent qro légèrtmçnt offensés , Jq; fléché ne serait que vénîitf, ) \ , ' ;

ffelesa^ \

gion , contrefei«atit devait eux leur mapiére dftgir ou leurs défauts? (SiTcm agjtp^r malice , péché r^or- , tel(l); sijSë n'est que' par jsaaiW & jép ou par* légèreté , et que Fou préwie que lés pa*ç»tè trt^ g^ . ront pas gravement offensés , pédMfvégiel*) ' l# .

N-avez-YOUs point feft contre /é^St certains signes-, de, mépris, comme bau^erJês»^ul^^ tirer Id \frfr gue , etc. , ou &}t *de& gestes de çoière pourra o£ ; fenser ? (Péché mbrtél é où le fcjtde propos délibéré, sachant que les parente peuvent, enregistrement of- : fensés, Sporer^ta légèreté ; , aînsïtjue la gr/ftsièrété dp l'éducation , peuvent rendre souvent le péché véniel. ) ,

Ne leur avec^o«rph^ quelquefois, <fc>îufe des sur- : ; noms injurieux, dk*. ou Ait de? chose\que vous saviez devoir les contrôler gravetûeAl? Y Péehé motte! s'il y a pleine a^vertaribç^ quand même lés paroles ou lesdioseè ne sei^i^t é pâs^ en èlles-mériies trèsinjbrieuses. Le respect cgA'çri Soit à qps parents efeigè, «ous peine de péché mortel ; quant, évite ,%tftant 4 que • possible; tout ce qui peut les ofieftfer oncles çofltrister gravement -, et tout* ce qui peut les porter à de graves colères. Bonàcma H $. Lijpri (2). )

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(i) Fiîius pèçcat gravi tcf, si parente deli&rttè geslu ye! rm subsannot tiporer. ' * * * ' * *

{î) DicH §. LigDri ia praxi ûqA ^xcumH à ïportali <$«* Voea.t ma-

* Wéleur avezWôiis point , par vos désordres , causé de grands chagrins , et peut-être même n'avez-vous pal par là déshonoré la femille? (Péché très^rave.) - Ne vous' êtes^vôus pas mis en .polére' contre eux? et, dans la colore, n'avez-yons point porté l'audace jusquaMes" meàacer? (Quoique la coîèré contre les patents soit plus coupSdde qu'une cofere diri«A»

• . — j 7 ,~ .* • c «Kprae-Buaie qu'on

Jeur doit • cependant une petite -colère qu* ne les i pro-

». voque point £ une colère grave -, n'est qu'une foute

. ' vénielle/j mais *i la colère 4^, grave , ou si, étant

léger», Wpeufcprévoir quelle provoquera les parents

• . à une grandecqlèEe , elle est mortejle , s'il y â pleine • . . advertance, Elle e 5 tbl\,coup plus crimineUe , si elle

est acœmjfegnéè*3e menaces. )>'..

-. v : , ÏTàvez-votis jpâs.prônoncécontre eux le B. et le ^. , otf d'autres parles grossières* (Péché mortel, . sll y a pleine advertance. et queTon puisse prévoir qute kîs parenfe en seront gWemsânt offensés ; etpéV clié vépiel, si- ces paroles sont proférées plutôt par légèreté ou par grossièreté; <pie par malice , et que

• l'on ne puisse pas" provojj'.'qu'eHes oflFenserônt nota* blemenl les parais.) .' ; *

•Dans là colère , nWezivôÛs* 'point -maudit-vos parents en;feur présence ?.< Péché très-grave, s'il y a pleine défibératTon , quand même intérieurement on .' ne youdrait .pas que la malédiôtion se réalisât (1),

trem : stulla, ebriasa\ be^tia, latro^et alia $imilia. Sed mihi videturatténdendum esst adVjircurtistântias, ut morem patriae , condi, noms et eddeationîs fnstitÇtuih ', ut judidûm pruefens de gi**itatc peccati feratur. ^* { •."*'„

\\) Walçdicçàs parchli aulsubsfanans cym in^us abscntià , £.,

Dans l'ancienne loi , celui qui avait le malheur de maudire son père ou sa mère , était puni de mort. Exod. xxi.)

N'avez - vous^&s quelquefois levé la main contre eux pour les frapper? (Frapper ses parents même * légèrement, ou lever simplement la main pour le faire, est un péché très-grave, s'il y a advertance pleine. Sic omnes communiter (1). Frapper son père, sa mère , son aïeul ou aïeule , est un cas réservé dans plusieurs diocèses. )

Mécontent de vos parents , n'avez-vous point fait contre eux des plaintes injurieuses , souvent outrées , les décriant , découvrant leurs défauts , leurs fautes secrètes, et peut-être même les exagérant? (Diffamer ainsi gravement ses parents , double p£ché mortel , l'un contre la justice et l'autre cpntre la piété filiale. Sporer et àlii. Souvent on leur fait par là plus de tort que ne pourraient en faire tous les discours des étrangers. Obligation de justice de réparer le

tprt causé. ) '•-•...'

N'avez- vous pas porté vos frères ou* vos sœurs à manquer au respect qu'ils ljèur'dèyafetrt? (Çême péché que si soi-même on y manquait, èt # de plus péché de scandale. ) >!?•'*'

N'avez-vous point quelqueft»! t*ité d'ffctàser Vos parents en justice? (Péc^îWoptei, -D'après te dtoil., .

anhmp «udeni», fa tetiknfmtfxm , *•» ampMJ* «pàmNtpiapter . ♦ ofrendit* Nap*rrus$t R. Ligori. • • • ^

(i) Ex probabiliori senUntifc à mortali cxcusaretur qui eos per< • ç^lçret A4^aam aut prîitôpis dcfensionera légitimai!) . ThcoU prtifl, •

l'enfant ne peut point être entendu en justice contre le père ou la mère , à moins qu'il ne s'agisse d'un crime de lèse-majesté (1). )

N'avez- vous point intenté de pmcès contre eux? (Péché mortel pour l'ordinaire. CePndant si le père commet une injustice envers son fils* celui-ci peut réclamer l'assistance du juge (2). )

Etant issu de parents pauvres, n'avez -vous pas refusé par orgueil dfe les reconnaître publiquement , après être devenu riche ou être élevé en dignité , ne voulant même ni les visiter, ni les recevoir chez vous? (Péché mortel* Sic coyimuniter Navairrus et Filliucius. Cependant si un enfant, pour de trèsgraves raisons , ne pouvait publiquement reconnaître ses parents , il serait excusable , pourvu qu'il conservât intérieurement pour eux l'amour et le respect qu'il leur doit : ainsi, par exemple, s'il ne pouvait les reconnaître extérieurement sans éprouv/er un grave dommage dans son honneur ou dans ses biens , ce qui pourrait arriver s'ils étaient diffamés par quelque grand crimp au quelque condamnation publique , il suffirait qu'il <pn$ertât intérieurement le respect qu'il leur doit / et* qu'il pourvût à leurs nécessités. 'Sporêrtf'FiaiUeïw.) *

' (i) Qui «cuttt partout? judurid sîvé militer sife criminaliter, tycecat' martatittr,*excêpto ctotf ^tereste aip pçodftîonis regîœ. Sporer. . . * *" **

iî\ V nftsi î»juf{fc pffim«sr à pqtro ^liu» , t v> t fc.. dmcmtfr prôatus , "etc. , jucUcis oflicium mule et •simplicilci' imf»k)»*i%. J'oie tus.

Obéissance aux parents.

Le devoir de l'obéissance demande que les enfants obéissent à leurs parents comme à Dieu même dans tout ce qui n'est pas opposé aux lois divines et ecclésiastiques ; mais , jdit S. Thomas , ils leur sont parti culièrement soumis en ce qui concerne l'administration et le bien dé la famille , çt en ce qui regarde les bonnes mœurs et leur salut. *

Le péché de désobéissance peut être mortel ou véniel ; et l'un et l'autre peuvent être plus ou moins graves , selon qu'il y a plus ou moins de résistance ou d'opiniâtreté, et que l'ordre donné est de plus ou de moins grande conséquence. Mais pour que le péché soit mortel trois choses sont nécessaires : il faut 1° que les parents commandent sérieusement , avec l'intention au moins implicite d'obliger sous peine de péché mortel; 2° que la chose qu'ils commandent soit grave : elle est censée être tellç toutes les lois qu'elle est d'une conséquence notable pour l'administration 4e la famille, pour les bonnes mœurs ou pour le salut; 3° enfin, que la désobéissance soit pleinement volontaire , ^t que l'enfant connaisse ou puisse connaître l'importance de ïa chose commandée. Sic opines. , . \

. Lorsque vos parents vous ont commandé des choses

• quî regardaient l'économie ouïe gouvernement de

la maison, comme de prendre soin du ménage, de

Yous occuper à teie^{îlcwefWW!fcçe^ votre état , de

travailler ou de veiller à la conservation des biens do la famille , etc. , n'ave^vous, point , sans raison légitime, refusé d'obéir? (Si les parents commandent sérieusement (1) , que la matière soit grave, et que d'ailleurs on désobéisse volontairement , connaissant ou pouvant connaître (2) la gravité de la matière, péché mortel ; autrement , péché véniel. )

Quand vous avez obéi à vos parepts, ne Favez-rous pas fiait par force , en munhurant , et peut-être même répondant avec arrogance? (S'il y a réflexion , et que les parents soient grayçjnent offensés de cette manière d'agir, et que d'ailleuîs on ait pu le prévoir, péché mortel ; s'il n'y a pas eu pleine advertanee , ou si la manière 'de répondre ne pouvait offenser que légèrement les parents, péché véniel.

Que les enfants se persuade^ bien qu'une simple

(i) Ut peccatum inobedientiae , quatenus taie', mortale sit, requirilur, praeter materiae gravitatem , ut prœceptum sit rigorosum, non , ut saepe, simpbx dictant 1 , consiliam, monitio , solRcitatioaut instantia ; et insuper ut parentes intendant gfavijer obligare*, quod cognoscitur ex necessitate et magnitudine rei praeceptae , ex pœnâ appositâ et modo serio severocjue praecipiendi. TJnde ciira saepe talis non sit voluntas parentum , etiam quando gravis est materia , inobedjeutia saepe qua talis , veniaHs est sottim , etsi materia sit mortalis in ratione morum. Theol. pract. et Theol. Pictav.

{i) Ad peccatum mortale inobedientiae requiritur ut qnis deliberatè pfaeceptum paternum perfringat~Unde si filiî , ob aetatis de* fectum, rei gravitatem non advertant nec advertere possint, nbn adest peccatum mortale. Item si ex aliquâ negligentiâ vel socoidiâ fragililatîs humanae sèmel atque iterîim juvenilis prseceptum paternum transgrediatur,* secluso taraen contera ptu, non peccat morta* litcr contra obedieutiam ^iwp t«wa'« 6WJW*simc» Sporçr.

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exécution extérieure des ordres qu'ils reçoivent dé leurs parents n'est pas suffisante, et que leur obéissance doit avoir des qualités qui la rendent chrétienne et méritoire. Obéir parce qu'on craint la punition > c'est obéir en esclave; obéir pour faire sa cour à ses parents , dans l'intention d'obtenir pne prédilection, c'est intérêt, ambition et jalousie; obéir en murmurant ou avec. un secret dépit, c'est résister intérieurement à 1 autorité qui leur commande. Pour obéir véritablement et chrétiennement, il faut obéir avec joie et promptitude, persuadé que c'est Dieu qui commande dans la personne des parents.)

Au lieu 4'obéir à vps. parents avec exactitude , n'avez-rvous pas feint de l'avoir fait lorsqu'il n'en était rien, ayant un mensonge toujours prêt quand il était question de vous excuser? (En matière légère, péché véniel.rLe péché ne serait mortel qu'autant qu'il y aurait grave désobéissance, ou que l'on pourrait prévoir que les parents pourraient être raisonnablement fort offensés de cette manière d'agir. )

N'avez-vous pas porté le mépris pour l'autorité de vos patents jusque vous conduire à leur égard comme envers des étrangers, ne voulant rien faire de ce qu'ils voué ordonnaient , voulant tout faire à votre tête, 'jusqu'à leur imposer même silenoe en leur disant qu-ils p'araient rien à vous commander? (Péché graro.) ...

N'avez-vous» point quittéla maison paternelle contre le gré de vos 4 parents? (Péché mortel, si Ton n'a aucune Maison légitime de le faire. Cependant si un enfant est dyrçment traité dans lajtnaisop paternelle j

ôu s'il veut apprendre un art pour lequel il se sent réellement un penchant ; ou qu'il veuille déjà travailler poilr lui et gérer ses propres affaires, il peut la quitter avec l'assentiment de ses parents ; et si ceux-ci n'ont nullement besoin du travail de l'enfant » et qu'ils/ lui refusent la permission dans raison légitime, l'enfant, après avoir mûrement examiné et pris conseil d'un homme prudent , peut sans péché quitter ses parents* Le Code civil , qui paraît opposé à cette décision , ne doit s'entendre que du for extérieur , dès que Ton a évidemment une juste raison de s'éloigner de ses parents. Theol. pract.)

N'avez- vous pas volontairemen^désobéi à vos- parents quand ils vous commandaient sérieusement des choses nécessaires à votre, salut, comme d'entendre la messe les jou*s de fête , de fréquenter les sacrements r de vous instruire des choses de la foi , etc. ; ou qu'ils vous défendaient ce que la Religion prohibe elle-même, comme de fréquenter telle personne de mauvaises mœurs , et tels lieux gravement dangereux pour vous» par exemple, les cabarets, les danses, les bals , les maisons suspectes , les jeux , les sorties nocturnes, etc.? (Dès que la chose commandée ou défendue par les parents est grave en elle-même ou à raison des circonstances, et qu'on ne ITgrior e pas, double péché mortel , si déjà elle es^ commandée orç prohibée par la Religion : ici deux précçptes. rigoureux sont violés en matière notable. Sporer et.otii.)

Quand vous vous êtes décidé à embrasser un «état de vie , tel que Fêtât religieux ou l'état clérical , avez-vous eu soin de consulter vos. parents? (Quoique les vnfonte ne*so?>nt pas soumis à leurs parents;

dans le choix de ces saints état* , car c'est à Dieu et à Iteur confesseur seuls qu'As doivent obéir en ce point , il est néanmoins très-convenable , pour le respect qu'ils leur doivent, de prendre leur avis sur une afr foire d'une aussi grande importance. Sic omnes , juxia Sparer.) *

Vous étant détermina à vous marier, n'avezrvous pas négligé ou refusé de consulter vos parents avant de contracter aucune alliance? (Péché mortel , d'après le commun dés théologiens. Goritia(i). Cependant, quoiqu'un enfant soit obligé, par le droit même de la nature , de consulter, son père et sa mère $ur le mariage qfel veut contracter, et que l'Eglise , comme dit le concile de Trente , ait toujours détesté *tes mariagesdes enfants de famille faits sans le consentement des parents, si ceux-ci , après avoir été consultés, refusent leur consentement sans cause raisonnable, et que la personne avec qui l'enfant veut se marier lui convienne, soit assortie à son rang et à sa condition , il peut se marier contre le gré de ses parents ; car, disent les théologiens, films est smjuris circa electiorçm status. )

Ne vous êtes-vous poïitf -marié contre le gré de vos parents avec upe .personne indigne , qui ne vous convenait nullement, et qui ne pouvait être qu'un déshonneur pour votre famille ? (. Péché mortel.

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