ET AGRÉABLE
Entemlons-nous bien. — Je n’ai nullement l’intention de VOUS prêcher quelque sévère abstinence. Il ne s’agit ni de jeûner, ni même de se priver du nécessaire. Nous serons d’accord dès que Vous réclamerez pour les plus modestes familles le droit de jouir d’une alimentation agréable, saine et abondante. — Mais
il faut aussi qu’elle soit économique, et j’ai la prétention de
vous prouver qu il en peut être ainsi. ^ ^
Toutefois, comme il existe forcément des inégalités de fortune, il v a lieu d’établir des menus à des prix differents.
Il existe un aliment commun, c’est le pain. Quelle que soit sa situation, sociale, chacun a bpsoin, en. moyenne, d’une livre de pain par jour. Avec une dépense de o Ir. 20, cette ration donne déjà à tous une énergie de i.35o calories. Il faut donc trouver environ 1.000 calories dans les autres aliments.
M. Knight, secrétairede la Société végétarienne de Manchester, s’est proposé d’assurer ces 1.006 calories aux sept membres d’une famille dont le salaire total n’atteint pas 100 francs par mois. Il atteint ce résultat au moyen de deux plats par repas . 1° une soupe de légumineuses, céréales, légumes frais, bien assaisonnée ; 2“ un plat de pommes de terre cuites à 1 eau ou au four et mangées avec du beurre. La dépense quotidienne se réduit à O fr. 1 5 par tète, et, si l’on tient compte du pain , à o fr. 35.
Voici le repas de Knight pour 7 personnes : père, mère, 5 enfants. Nous indiquons le poids, le prix, l énergie de chaque aliment.
/« Soupe.
Haricots. . . .
5oo grammes.
0 fr. 26