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I. Un potentiel est une puissance prâte à se dégager

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l’extérieur. Ouvert par l’absorption de l’énergie alimentaire, le cycle énergétique de l’animal au repos so. ferme donc par le dégagement de la chaleur. Et, en vertu du principe de conservation, cette chaleur représente exactement toute 1 énergie des aliments consommés et utilisés pour le travail nutritif. Elle mesure donc à la fois et l’énergie potentielle de la ration alimentaire d’entretien, et l’intensité vitale de l’organisme, Aussi exprime-t-on, — comme nous 1 avons dit, en calot tes (i), c’est-à-dire en unités de chaleur, la valeur de cette ration d entretien, et l’on dira, par exemple, que l’homme adulte au repos qui consomme 120 grammes d’albumine, 5o grammes de graisse et 400 grammes d’ hydrates de carbone, dispose d une énergie quotidienne de 2.600 calories (2).

Mais avec cette ration d’entretien qui assure simplement son mécanisme physiologique intérieur, l’organisme ne peut encore trouver l’énergie de son mouvement extérieur.

Supposons donc maintenant qu’il travaille. Cherchons, en d’autres termes, l’emploi de l’énergie chez un moteur animal.

En travail, outre la ration physiologique d’entretien, l’animal doit absorber une ration de travail. — Dans ce cas, les aliments consommés par le moteur animal ne se transforment plus entièrement en chaleur, puisqu’une partie produit le travail. — Toutefois on exprime encore en calories la valeur d’une ration de travail, comme si elle devait subir la transformation complète en chaleur; et l’on dira, par exemple, que l’ouvrier qui consomme une ration supplémentaire de 60 grammes d'albumine, 3o grammes de graisse, et 180 grammes d’hydrates de carbone, est un moteur qui emploie, pour la production de son travail, une énergie de i.35o calories.

Allons plus loin dans l’analyse de notre moteur.

11 faut d’abord définir le rapport numérique qui relie les unités de chaleur et de travail.

1. Je rappelle encore que la calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour échauflér un kilogramme d’eau de i degré.

2. Pour calculer cette chaleur, il faut se rappeler que i gramme de ces trois substances dégage en brûlant dans le corps :

Albumine 4,2 calories.

Hydrates de carbone 4,1 —

Graisses 9,4 —

On sait que l’unité de chaleur est la calorie; celle du travail lekilogrammètre(i).

Or, il y a longtemps que les recherches de Rumfokd, Mayer, Tyndall, etc. (2), ont permis d’établir qu’une destruction apparente de travail ou de force vive engendre une quantité déterminée de chaleur, et réciproquement, qu’à une quantité de chaleur

disparue correspond l’apparition d’un travail défini. En

d autres termes, ij^existe un rapport d 6<juivû.leTicc la chaleur

et le trav^. On a nommé équivalent mécanique de la chaleur, le travail, évalué en kilogrammètres, qui correspond à I calorie.

Diverses méthodes, parmi lesquelles celles de Joule, de Mayer (3), ont donné pour l’équivalent mécanique le chiffre moyen 425. C est-à-dire que le travail correspondant à i calorie vaut 425 kilogrammètres, ou encore, que la chaleur“qurcôrrespond à i kilogrammètre vaut 1/425 de calorfièT

Un exemple fera comprendre cette équivalence. Plaçons ■dans un calorimètre (4) une petite machine à vapeur dont le foyer est allumé, mais dont le mécanisme est au repos, et enregistrons la chaleur qu’elle produit à l’heure. Puis, mettons cette machine en marche, de façon à lui faire exécuter du travail en dehors du calorimètre. Bien que, dans cette nouvelle expérience, la quantité de charbon brûlée soit exactement la même, il y aura moins de chaleur produite, et le déficit aura lieu à raison de i calorie par travail de 425 kilogrammètres engendré par la machine.

Ainsi, connaissant le chiffre des calories transformées en travail, il suffira de multiplier ce chiffre par q.25 pour avoir en kilogrammètres le travail produit.

Mais il s’en faut, et de beaucoup, qu’un moteur puisse transformer toute l’énergie calorique dont il dispose en travail utile. Un sait que dans les meilleurs moteurs à feu, sur 12 calories brûlées dans le foyer, une seule se transforme en travail. C’est ce que l’on exprime en disant que le rendement mécanique du moteur est de 1/12.

1. Le kilogrammètre est le travail produit en soulevant i kilog. à I mètre.

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