Appareil propre à mesurer la chaleur en calories
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Dans la meilleure des machines à gaz, le rendement n’est
encore que de i/io, 8. -, -s t'
Quel est donc le rendement des moteurs animes. Essayons
de le savoir.
Dès que l’animal travaille, nous avons vu que, à sa ration de repos, doit s’ajouter une ration de travail définie par un certain nombre de calories; par exemple, 1.800 calories.
Sur ce nombre, une certaine fraction d’énergie sert à développer intérieurement l’aptitude contractile du muscle '(élasticité de Chauveau), l’autre fraction répond au travail extérieur
produit par cette puissance contractile.
Les recherches physiologiques les meilleures (i) tendent à prouver que, sur l’énergie totale utilisée par le muscle en activité, 1/3 se transforme en énergie mécanique extérieure, tandis que 2/3 passent d’abord en travail intérieur et reparaissent ensuite à l’état de chaleur.
Bref, dans le travail, les coefficients de partage du potentiel musculaire en force et en chaleur sont représentés par les fractions 1/3 et 2/3. — Tel est du moins l’enseignement de Gautier, de Chauveau, dè Zuntz, de Landôis, etc...
Mais la fraction i/3 ne représente pas encore le rendement utile el pratique du moteur animal. 11 existe en effet bien des mouvements musculaires accessoires pour le jeu même des pièces du moteur et pour les conditions mécaniques de son équilibre. Aussi la fraction i/3 n’est-elle qu’un rendement théorique, idéal, dont on s’approchera dans certains exercices de choix, où les mouvements accessoires sont réduits au minimum, et surtout par l’entraînement qui facilite les mouvements en augmentant l’adresse.
11 est donc prudent d’abaisser, avec les auteurs, le rendement pratique à i/5. — Les observations de Grandeau, de Muntz, de SVoLFF (2) sur le rationnement des chevaux de trait, indiquent des rendements pratiques compris entre 18 et 22 °/o-
D’autre part, les belles recherches de A. Gautier (i) sur le
l^Consulter : A. Gautier. Chimie biologique, t. HI, 1892; Alimentation et régimes, 1904. — Landois. Traité de physiologie humaine, 1893. — Mobat et Doyon. Traité de physiologie, t. I, 1900. — Laulanié. Energétique musculaire (préface de Chauveau;, 1898. — Chauveau. Revue scientifique, 1888.