Cité par Laulanié; loc. cit
Enfin Chauveau (i), exécutant sur divers animaux des dosages d’urine d’une grande précision, a obtenu des chiffres identiques pour l’albumine consommée au repos et au travail.
Ces faits sont trop précis pour ne pas rendre irréfutable la
conclusion suivante : •
L'albumine, essentiellement destinée au renouvellement de la matière vivante, ne sert en aucune façon à entretenir l’énergie du moteur animal. En d’autres termes : la dépense'^ d'albumine n’est pas augmentée par le travail musculaire.
Je dis maintenant avec Chauveau, et je prouve à la lumière de l’enseignement physiologique le plus clair et le plus irréfutable, que le sucre de glucose est le seul potentiel, l unique combustible employé par le moteur animal (2).
Cette proposition n’est-elle pas déjà prouvée par les faits que nous venons de présenter? — Ces faits sont de deux ordres : Les uns nous montrent que l’albumine n’est pas la source immédiate de l’énergie musculaire ; les autres nous apprennent que le potentiel consommé par le muscle est un véritable ■ combustible. — Or, la combustion des graisses n’explique pas la marche de la respiration chez l’animal qui travaille, tandis que la combustion de sucre de glucose en rend un compte exact.
C’est donc bien le glucose qui représente à lui seul le combustible musculaire. Cette démonstration est indirecte: elle vous semble peut-être insuffisante. Adressons-nous donc à l’expérience directe.
En i856. Cl. Bernard (i) venait de faire une des plus brillantes découvertes de la physiologie expérimentale, en montrant que le foie est sans cesse occupé à fabriquer du sucre de glucose. Chauveau donne alors à cette découverte son importante signification, en prouvant que le sucre élaboré par le foie est consommé en tous les points du corps par les tissus vivants. Puis, s’adressant spécialement au muscle, Chauveau exécute la fameuse étude expérimentale qui lui permet de conclure que