WoLKF. Alimentation des animaux domestiques. Paris
Nous avons montré avec Lapicque, au début de ce travail, que la ration azotée de 5o à 6o grammes est toujours suffisante pour l’homme. Au repos il faut lui ajouter environ 400 grammes de substances non azotées. Quant au travail, pour un bon ouvrier il e.xige 5 à 600 gr., et pour le sport intense, 6 à 700 gr. d’hydrates de carbone (1). Ce qui, au total, pour la relation nutritive, c’est-à-dire pour rapport entre la partie azotée et la partie noji azotée de la ration totale, nous conduit aux chiffres suivants :
Repos 1/7.
Travail moyen. i/jo.
— intense. 1/12.
On voit donc qu’il faut, au repos, 7 fois plus d’aliments non azotés que d’aliments azotés, et qu’il en faut même 10 ou 1 2 fois plus dans le travail.
Nous comprenons maintenant cette fameuse parole du D'' Bouchard : « Je ne veux point qu’on Jasse du travail musculaire arec de la viande... Les médecins sont coupables de cette grande erreur... C’est à eux, au contraire, qu’il appartiendrait de faire connaître la vérité et de montrer quel abus on tait des viandes et quel préjudice il en résulte^ non seulement pour la richesse publique, mais pour la santé publiquel... »
TRAVAIL DE l’oRGANISME POUR LA PRODUCTION DU SUCRE GLYCOGÉNIE HEPATIQUE ET MUSCULAIRE
Le sucre deglucose est tellement indispensable au moteur animal que l’organisme possède une fonction spéciale pour le fabriquer et pour en assurer ladistribution régulière à chaque muscle.
Cette fonction productrice du sucre a été découverte, comme je l’ai dit, par Cl. Bernard, dans sa belle série d’études sur la glycogénie hépatique. Le grand physiologiste prouve d’abord la production constante du sucre par le foie, et il montre que ce sucre provient d’une réserve du foie, identique à l’amidon végétal, qu’il nomme leg-/jcog-è«e. Cette production du sucre aux dépens du glycogène hépatique se règle si bien sur les besoins des organes qu’il n’en reste jamais qu’une faible trace dans le