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sang. Aussi bien le foie emmagasine encore à l’état de glycogène le sucre intestinal que fournit la digestion, de façon à ne laisser dans le sang, même après les repas, que la proportion normale de glucose au taux moyen de i à i,5 pour i.ooo. — Enfin, nonseulement le foie règle le débit de sucre, mais il assure sa provision en transformant les produits de la digestion et l’albumine elle-même en glycogène. — Telle est, en résumé, la belle découverte de Cl. Bernard.
Elle nous apprend que le foie fabrique quand meme le glycogène et le sucre (i), et qa’il fait, si vous l’y forcez, du sucre avec de la viande, tant il est vrai que notre organisme exige impérieusement ce glucose que vous lui refusez si souvent, bien qu'il soit l aliment essentiel de sa force et de son énergie motrice.
A cette production du sucre hépatique s’ajoute, comme complément indispensable, une fonction propre à assurer l’approvisionnement régulier du système musculaire, car le moteur doit se charger de glycogène dans les périodes de repos, pour trouver dans sa masse elle-même l’énergie capable de satisfaire aux premiers besoins de son activité. — Mais ce glycogène musculaire serait vite épuisé dans le travail continu. D’ailleurs il ne représente guère que le 1/12 du glycogène emmaganisé par le foie. Aussi, dès qu’il s’agit d’un exercice un peu prolongé, c’est le toie lui-même qui se charge, par la circulation du sang, de fournir au.x muscles actifs le précieux combustible dont ils ont besoin.
Ainsi se trouve réalisé un grand service de glycogénie, s’alimentant au foyer central hépatique et s’étendant par les multiples voies circulatoires jusqu’aux nombreux foyers musculaires périphériques. Ce service représente une des plus importantes fonctions de l’organisme, puisqu’il assure la production, la mise en réserve et la distribution parfaite du combustible dans le moteur animal. Chauveau a montré la solidarité de toutes les parties dece grand appareil glycogénique en prouvant par l’expérience directe, que le fonctionnement musculaire sollicite bien de la part du foie une suractivité de la fonction glycogéni-
1. Le gl}’cogène et le glucose se transforment l’un dans l’autre suivant les circonstances. Le glycogène est la forme de repos et de dépôt des hydrates de carbone de l’organisme, le sucre en est la forme d’activité et de transport (Dastre).
que pour le renouvellement du potentiel dépensé par le travail Cette solidarité du foyer central et des foyers périphériques est telle que les organes consommateurs de sucre sont et restent à l’abri de la disette. Aussi peut-on affirmer avec Chauveau que le Joie est très rigoureusement et très exactement le collaborateur indirect des muscles (i).
,\u surplus, voici une belle expérience de Kulz qui prouve surabondamment cette collaboration :
Chez un chien inanitié depuis plusieurs jours, on trouve encore du glvcogène dans le foie ; mais l’alimentation faisant défaut et l’animal étant épuisé, ce glycogène ne se réparera pas. Dans ces conditions, si l’on fait travailler ce chien, etsi l’on procède à l’analyse du foie, aussitôt après, on s’aperçoit que tout le glycogène a disparu... Peut-on montrer plus clairement, et de façon plus décisive, l’origine hépatique de l’aliment et de la force musculaires!...
RAPPORTS ÉNERGÉTIQUES DES ESPECES ALIMENTAIRES : PROBLEME DES SUBSTITUTIONS. — THÉORIES DES ÉQUIVALENTS ISODYNAMIQUES ET