MÉCANIQUE DES ESPÈCES ALIMENTAIRES
Notre analyse se précise. Nous connaissons le potentiel destiné au travail mécanique de l’organisme et nous savons qu’il existe une fonction spéciale pour assurer la production ininterrompue de ce précieux combustible.
Mais nous ne devons pas oublier non plus la variété des espèces alimentaires que la nature offre à l’homme et aux animaux. Il est clair qu’une ration ne peut et ne doit pas être entièrement composée de sucre. Les exigences de l’équilibre azoté, les ressources de chaque pays, la nécessité de varier les menus, la diversité des conditions économiques, et, dans l’ensemble du règne animal, les instincts variés de la multitude des espèces
I. On conçoit comment l’aptitude à l’exercice prolongé exige un foie actif. 11 faut encore avoir soin de lui éviter tout surmenage d’extraction glycogénique, dans le cours de l’exercice. — On évitera ce surmenage en mangeant des matières sucrées, et en rejetant de l’alimentation l’albumine ou la graisse.
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qui assurent l’équilibre du monde vivant, toutes ces considérations et d’autres encore nous forcent à étendre notre horizon, en envisageant le problème pratique des substitutions alimentaires.
bintendons nous bien. — Si je parle de substitutions, ce n’est pas pour vous faire oublier que le sucre de glucose reste le seul combustible musculaire. N’allez donc pas croire que le muscle accepte parfois la combustion directe des graisses ou des albumines. — Nous savons, au contraire, que la glvcogénie hépatique a pour but d’assurer à travers les variations de l’alimentation intestinale, l’ uniformité et la ipermanence de l’alimentation musculaire qui ne peut varier.
Mais, si l’alimentation musculaire osl fixe, il n’en est pas de même de l’alimentation intestinale qui, encore une fois, est variable. Les diverses espèces alimentaires sont appelées ainsi à se substituer les unes aux autres. Or ces substitutions ne sont légitimes que si elles respectent l’équilibre énergétique de l’organisme. — Comment donc peuvent-elles se faire? — Nous allons l’apprendre.
On sait et j’ai enseigné déjà d’après Rubner, que chaque substance alimentaire dégage une énergie égale à sa chaleur de combustion. Deux poids d’aliments sont donc isodynamiques (i) s’ils dégagent la même quantité de chaleur. — Ces poids isodynamiques, d’après Rubner, sont physiologiquement équivalents et peuvent se remplacer énergétiquement dans la ration alimentaire.
Voici les poids isodynamiques correspondant à loo grammes
de graisse :
Graisse lOO
Amidon 229
Sucre de canne 235
Albumine 227
Glucose 25o (2)