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C’est-à-dire ; de même énergie

2. Ces équivalents sont fondés sur les chilïres suivants, définis par Rubner et admis par Landois pour la combustion de i gramme de matière dans l’organisme ;

Graisse 9.34 calories

,\lbumine 4.20 —

Amidon 4.20 —

Sucre de canne 3,96 —

Glucose 3,75 —

Pour produire autant d’énergie que loo gr. de graisse, il faut donc soit 22Q gr. d’amidon, soit 235 de sucre, soit encore 227 d albumine ou 25ode glucose. —Tel est l’enseignement de Rubner.

Mais, autour de cet enseignement, une polémique très vive s’est élevée. Véritable dogme pour certains physiologistes, la théorie de Rubner est ta.xée d’erreur par les autres.

De part et d’autre, il y a exagération, car, sur la question qui nous occupe, plane simplement une équivoque regrettable dont les auteurs ne semblent pas s’affranchir. — Cherchons donc à dissiper cette équivoque.

S’il s’agit de l’énergie totale — mécanique, calorique ou autre — produite à travers les tissus du corps, les équivalents de Rubner sont justes : il reste positivement vrai que 100 de graisse produisent, dans l'ensemble de l'organisme une énergie égale à celle de 256 d’amidon. C’est un fait expérimental. — J’ajoute même que ce sont précisément ces chiffres et équivalents isodvnamiques qu’il faut utiliser dans le calcul des rations de repos ou pour les substitutions alimentaires dans les régimes de résistance au froid ( i).

Mais, dès qu’il s’agit de mouvement et de travail, dès que l’on s’occupe de l’énergie offerte au système musculaire agissant et de l’aptitude de chaque espèce alimentaire à fournir le combustible exigé par le moteur animal, l’emploi des équivalents de Rubner devient inexact et il n’est plus permis de dire que 100 gr. de graisse fournissent la même énergie mécanique que 25o gr. de glucose.

En effet, la graisse ne deviendra combustible pour le muscle qu’après transformation en glucose, et cette transformation préliminaire dépensera en chaleur une fraction d’énergie pour l’activité musculaire (2). Aussi la valeur d’un aliment au

1. On sait en effet et nous démontrerons encore que la chaleur animale est réalisée, pour une large part, dans les opérations chimiques variées siégeant dans le foie, les glandes, le cerveau, etc..., où le potentiel glucose n'est pas nécessaire et reste peut-être inutilisable. — Cependant, il faut savoir que viêrne dans le repos, on admet que le système musculaire, immobile, produit encore 40 0/0 de la chaleur totale.

2. Cette transformation se fait très certainement dans le foie; mais, quelle qu’en soit la place, les lois thermochimiques de Berthelot nous apprennent qu’elle a forcément lieu avec dégagement de 3,3 calories par gramme de graisse transformée en glucose. — Les mêmes lois nous montrent que le gramme d’albumine alimentaire, pour se transformer en O gr. 8 de glucose, donne à l’organisme une chaleur de 1,2 calorie.

point de vue mécanique, chez un animal en parfait équilibre de poids, est-elle proportionnelle non pas à son énergie calorique initiale, mais simplement à son rendement glucosi que.. — En d’autres termes, dans le problème des substitutions alimentaires, chez le moteur animal en mouvement, les quantités de matières qui peuvent se remplacer mutuellement sont celles qui fournissent le même poids de glucose : elles sont isoglycosiques...

Il est intéressant de mettre ces équivalents iso-glycosiques — appelés encore équivalents de Chauveau — en regard de ceux de Rubner. Leur parallèle sera utile pour l’étude comparative des rations de chaleur et de force. C’est ce qu’indique ce tableau pour 100 grammes de graisse.

ALIMENTS

ÉQUIVALENTS DE UUBNER

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