ODE AU GÉNÉRAL DE TARTAS
TARTAS, MÉZIN : deux noms, étoiles fraternelles ! L'im grand, tout rayonnant de lueurs éternelles, Baptisé mille fois sous le feu du canon, S'est éteint dans la paix ; mais de Tartas qui tombe Gardant le souvenir, l'autre franchit la tombe Pour hériter de ce grand nom.
Mézin ? ce nom Tartas quand la main le crayonne Sur le grossier vélin comme un astre rayonne. Jamais nom Méx,i7iais n'eut des destins si beaux ; Si la France perdait l'éclat qui la décore, Ce nom élincelant l'embraserait encore
Comme un soleil sur des tombeaux.
Qu'on aille à Tombouctou, la ville fabuleuse, Où le Niger étend son onde nébuleuse^ Prononcer de grands noms, des noms grecs ou romains ? Aucun ne touchera le stupide sauvage ; Criex>: France, Tartas à l'écho du rivage, Le rivage battra des mains.
Les Africains errants avec un culte étrange Sur les pics décharnés du fleuve de l'Orange, A peine un nom français leur esl'il parvenu ; Ils n'ont jamais prié le Créateur suprême, Ils ignorent le monde, ils ignorent Dieu même, France, Tartas leur est connu.
Tartas connu partout : à la céleste voûte te saint avec respect le prononce et l'écoute ; Notre globe le sait d'un bout à l'autre bout. Les peuples périront ainsi que leurs histoires, Les temples, les cités, le bronze des victoires, Ce nom seul restera debout,
Vm ODE MISE A MAI, 13