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L'annexe de Sidi-Aïssa, qui dépend du cercle militaire de Bou-Saâda, est constituée par sept tribus dont la population s'élève à 20,822 habitants. Le nom de Sidi-Aïssa lui vient d'un marabout célèbre dont le corps repose dans une kouba voisine et dont la mémoire, comme le raconte le colonel Trumelet, est conservée par tous les fidèles de l'Islam.
Les indigènes gardent encore le souvenir de sa science et de sa piété ; et, pendant les veillées, accroupis autour des feux clairs qui flambent sous le ciel étoile, ils se plaisent à raconter les miracles accomplis et les bienfaits prodigués par le grand cheikh. Les origines connues du saint maraboul remontent au IX siècle de l'hégire (au XVI siècle de notre ère). Sa famille descendait des Koreïch, tribu dont le prophète Mohammed était issu.
Son bisaïeul vint s'établir en Tunisie. Mohammed ben Ahmed, le père du saint, partit de la régence dans la direction du Moghreb et -'arrêta a Aïn-eth-Tholba, au pied du versanl septentrional du djebel El-Naga, dans le pays même où m>us nous trouvions. Sidi Mohammed, dont le corps repose à El-Guethla, dan- le pays des Adaoura, laissa trois fils parmi lesquels le fameux Sidi Aïssa. C'est le marabout le plus populaire depuis Aumale jusqu'au djebel Amor et aux monts des Xaïli. Il
vécut jusqu'à l'âge de [20 ans.
Jusqu'à 40 ans, il fut l'élève de Sidi Abd-el-Aziz-el-Hadj, maître plein de savoir et de vertus, qui vivait chez les Béni Khalfoun, dans le cercle de Dra-el-Mizan. Pendant quarante années encore, il dompta sa chair, mortifia son corps et absorba sa pensée ('ans la prière. A 80 ans. possesseur de la "baraka" (étincelle divine), et devenu " ouali " d'élu de Dieu), il fit des miracles.
Sa fille Heuloua, gravement malade, réclamait en vain, pour apaiser sa fièvre, du lait de chamelle que personne ne pouvait lui procurer. Sidi Aïssa se rendit alors sur les bords de l'Ain Ahmed, et frappant la berge de son "eukazza" (bâton ferré), il fit jaillir du sol une sonna' de lait. Les narrateurs ajoutent même que l'eau qui soit de cette source, située dans la fraction des Rouïba, a encore la blancheur du lait.
lue autre fois, tous les troupeaux étant atteints d'une gale maligne qui faisait un grand nombre de victimes, il donna aux pasteurs un remède miraculeux. 11 les conduisit sur les bords de l'oued El Guethrini, chez les oulad Dris, et leur montra dans une excavation une couche épaisse de goudron, dont les onctions sur les corps malades arrêtèrent les progrès du mal. Un jour, il avait entrepris un