‹ Excursions archéologiques en GrèceChapitre 15 sur 53 · Lechat, op. laud,, XIII · texte numérisé non relu

Lechat, op. laud,, XIII

2. Il n'est que juste do nommer ici l'auteur de cette importante découverte, qui déjà s'est fait un nom parmi les archéologues, M. Franz Studniczka.

maîtres anciens ont sculptées un peu raides encore, marcheront, élégantes et souples, le long des frises du Parthénon. Elles apprendront — c'est si peu de chose — à relever moins le coin des lèvres, à se coiffer plus simplement, à laisser tomber plus harmonieusement les plis de leurs vêtements ; elles garderont leur riche costume, leur parure éclatante, leur attitude chaste, toute la grâce, toute l'élégance, toute la finesse que leur ont données les maîtres primitifs.

Aussi bien, pour les époques très civilisées et un peu blasées comme la nôtre, cet archaïsme encore rude et naïf a un charme singulier. Nous nous éprenons volontiers, en ce siècle de scepticisme, des fresques où éclatent la foi sincère et la piété candide d'un Fra Angelico; nous goûtons volontiers, en ce temps de raffinement à outrance, la simplicité recherchée et voulue où un Puvis de Chavannes s'inspire des maîtres primitifs. C'est par un attrait du même genre que les vieux sculpteurs de l'Attique doivent nous séduire. Quand Rome se blasa, quand elle fut lasse de la sculpture classique, c'est à l'école archaïque de la Grèce qu'elle donna toutes ses sympathies; les collectionneurs du i®*" et du II® siècle recherchèrent avec passion les œuvres de ces précurseurs, les maîtres du jour les imitèrent. Sans en demander autant, il faut tout au moins qu'avant l'Athènes de Périclès on fasse aujourd'hui a l'Athènes de Solon et de Pisistrate la place qu'elle mérite, et qu'on prenne l'habitude de ne plus voir des barbares dans ces maîtres à la main un peu rude, mais au talent si sincère, qui ont décoré de leurs œuvres les premiers monuments élevés sur l'Acropole d'Athènes.

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