‹ Excursions archéologiques en GrèceChapitre 37 sur 53 · Decharme, Mythologie de la érèee antique, p · texte numérisé non relu

Decharme, Mythologie de la érèee antique, p

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la mort de la nature; bientôt la préoccupation de la vie future domina la touchante histoire de la tragédie divine ; et de cette combinaison naquirent les mystères d'Eleusis. L'auteur de l'hymne à Déméter, un initié assurément, fait bien sentir la haute destination de ces rites mystérieux, quand il termine son récit par ces mots remarquables, empreints d'une piété si profonde : « Heureux, parmi les hommes qui habitent la terre, celui qui acontemplé ces grands spectacles! Mais celui qui n'est pas initié, qui n*a point participé h, ces cérémonies saintes, est à jamais privé d'un pareil bonheur, même quand la mort l'a fait descendre dans les sombres demeures. »

La petite ville d'Eleusis, où Déméter avait vécu ci souffert, où elle s'était manifestée dans sa gloire divine, où elle avait enseigoé aux hommes les secrets de son culte, était pour les Grecs un véritable Terre sainte. Tout y rappelait le souvenir de la déesse, tout y portait l'empreinte de ses pas. « Ici on montrait le puits où elle s'était assise, et la pierre sur laquelle elle s'était reposée; ailleurs, la maison qui l'avait reçue dans sa détresse, et la place du premier temple qu'elle s'était fait bâtir. Aux alentours de la ville, les rochers, les moindres accidents de terrain portaient des noms qui rappelaient aux âmes pieuses la divine légende ^ » Ici, on voyait le figuier sauvage près duquel Pluton enlevant Perséphone était rentré dans son empire souterrain, et la fontaine Callichoros autour de laquelle les femmes d'Eleusis avaient formé les premiers chœurs

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