PLAN LA CITADELLE SUPERIEURE DE TIRYNTHE
ses galeries souterraines, et nous a révélé l'appareil savant et compliqué des fortifications primitives; mais sur le sommet de l'acropole, un grand palais royal a été découvert au milieu des décombres, avec ses propylées ornés de colonnes, ses cours entourées de portiques, ses vastes appartements décorés de peintures; ît le plan de cet édifice, relevé dans ses moindres détails avec une pleine exactitude , nous rend la vivante image de ces palais somptueux d'Alcinoûs et de Ménélas que décrivent les poètes homériques. M. Schliemann, qui aime les télégrammes triomphants, annonçait en ces termes sa découverte au monde : « Trois hourrahs pour Pallas Athénè! Vraiment j'ai travaillé ici avec un succès merveilleux I Un immense palais avec d'innombrables colonnes est mis au jour. Du plus haut intérêt sont les peintures murales ; non moins intéressantes sont les peintures sur vases, représentations tout à fait primitives d'hommes et d'animaux. Le plan de ce merveilleux palais préhistorique peut être relevé exactement et sa découverte, qui n'a pas sa pareille, provoquera l'admiration générale. » Tout d'abord, il faut l'avouer, elle provoqua quelque scepticisme. Des archéologues de mérite, parmi lesquels l'illustre architecte anglais Penrose, affirmèrent que le prétendu palais homérique n'était qu'un édifice byzantin du x® ou du xi* siècle ; la découverte de Schliemann fut traitée d' « hallucination extraordinaire d'un enthousiasme antiscientifique », et le Times y qui s'associa à cette polémique, s'égaya fort de « ce dénouement d'une croisade archéologique dont le triomphe avait été annoncé au monde à grand fracas de trompette ». Fort heureusement, M. Schliemann, instruit par l'aventure de Mycènes et plus sagement
54 EXCURSIONS JUIGHÉOLOGIQUES
défiant de son imagination aventureuse, avait pris à Tirynthe toutes ses sûretés ; il avait emmené comme collaborateur uxà homme d'une valeur scientifique éprouvée, M. W. Doerpfeld, qui dirige actuellement ré?cole archéologique allemande d'Athènes , et cet architecte distingué avait conduit les fouilles avec une sûreté et une méthode parfaitement scientifiques. Chargé, en 1885, d'achever l'exploration de la forteresse, il avait, dans l'ouvrage publié par Schliemann, rendu un compte aussi exact que curieux des découvertes faites, et son témoignage mérite toute confiance. On le vit bien lorsqu'en 1886 la Société des Études helléniques de Londres institua sur la question un débat solennel. MM. Schliemann et Doerpfeld, qui vinrent tout exprès d'Athènes, n'eurent point de peine à convaincre leurs contradicteurs . Aussi bien , vers le même temps, on découvrait an sommet de l'acropole de Mycènes les restes d'un palais semblable à celui de Tirynthe, construit d'après le même plan et les mêmes procédés techniques, décoré de peintures dumême style, et datant de la même époque. Aujourd'hui toutes les contestations sont tombées, et l'on peut sans crainte admirer à Tirynthe une forteresse et un palais construit» quelque treize ou quatorze siècles avant notre ère.
La citadelle de Tirynthe s'élève sur un plateau rocheux, long de 300 mètres et large de 100 et dont la pente va en s'abaissant de quelques mètres du sud au nord, de manière à former trois terrasses successives. Sur la plus élevée, d'où la vue s'étend librement vers
le sud et vers la mer, était bâti, dans le plus bel endroit de la forteresse, le palais du roi; un peu plus bas, dans la partie moyenne, une autre terrasse, large de 30 mètres et reliée au palais par un étroit escalier, servait à loger les gens de service et à» contenir une partie de la garnison ; plus bas encore s'étendait la citadelle inférieure, étroite et longue, où se trouvaient sans doute les magasins, les écuries pour les chevaux, mais où les fouilles jusqu'ici n'ont point été poussées à fond. Tout le pourtour du plateau est entouré de hautes et épaisses murailles, (construites en gros blocs de calcaire à peine dégrossis, et dont quelques-uns, de dimensions colossales, ont 2 et 3 mètres de long sur plus d'un mètre de hauteur et d'épaisseur. Fort grossièrement assemblés et d'aspect bien plus archaïque que les pierres polygonales de l'enceinte de Mycènes, ces blocs ne sont point pourtant, comme on l'a cru pendant longtemps, maintenus en place par leur seul poids : dans les interstices comblés à l'aide de petites pierres, on reconnaît la trace de l'emploi du mortier. Grâce à ces procédés, on avait élevé tout autour du plateau une gigantesque muraille, épaisse de 7 à 8 mètres et haute de 9 au moins dans la citadelle inférieure ; dans la citadelle supérieure, elle prenait de plus formidables proportions encore. Là, l'épaisseur des murailles atteignait jusqu'à 15 et 17 mètres et la hauteur n'était pas moins énorme ; là, autour du palais qui formait le centre de la citadelle, les plus puissants moyens de défense étaient accumulés ; de nombreux saillants accidentaient le profil de la forteresse, des tours énormes, coupant le large chemin de ronde, couvraient les entrées principales; une vaste construction demi-circulaire formait sur la face occidentale une sorte de
place d'armes; et sur le sommet du mur, de longs portiques couverts donnaient abri aux défenseurs. Mais la partie la plus curieuse assurément de la fortification était formée par les galeries souterraines qui sur le flanc méridional et oriental sont ménagées dans Tépaisseur de la muraille. Depuis longtemps, on savait que le mur du sud renfermait deux galeries parallèles au front de défense, établies à des niveaux différents et probablement en communication Tune avec l'autre; une galerie semblable existait le long du mur de Test, et toutes trois, solidement voûtées en encorbellement, semblaient destinées à donner accès sur le parapet inférieur de la forteresse. Les fouilles récentes ont montré Tinsuffisance de cette explication, en dégageant un réseau de galeries souterraines beaucoup plus compliqué qu'on ne supposait. Ainsi qu'on le pensait, un escalier mettait en communication la galerie supérieure avec la galerie inférieure, mais celle-ci, comme on le découvrit avec étonnement, s'ouvrait sur cinq chambres voûtées en ogive, construites dans l'épaisseur de la muraille ; de même la galerie du mur oriental donnait accès à six réduits de cette sorte ; une étroite meurtrière dissimulée dans la muraille fournissait au corridor la lumière nécessaire. D'autres chambres souterraines étaient établies dans l'intérieur des grandes tours du mur occidental; et ainsi se trouvait ménagé tout un ensemble de casemates qui servaient de citernes et de magasins souterrains. Enfin des murailles spéciales protégeaient au nord et à l'est le palais du roi, de manière à le séparer de la citadelle inférieure et à couvrir solidement la principale entrée de la forteresse.
Deux portes suivant l'usage donnaient accès dans
l'enceinte. Sur le flanc occidental, une poterne s'ouvrait dans le saillant demi-circulaire et conduisait à un étroit passage, praticable pour les seuls piétons, qui par un escalier dont on voit encore 65 marches, gagnait la citadelle moyenne et de là montait par quelques degrés jusqu'au palais. C'était une issue dérobée du côté de la mer, et dont le rôle était fort important dans la défense de la place. La principale voie d'accès, celle qui servait aux chars et aux chevaux, était ménagée sur le flanc oriental. Pour franchir en pente douce la hauteur de 20 mètres qui séparait la plaine du niveau de la forteresse, la route s'élevait par une longue rampe au pied du mur d'enceinte, dont les saillants et les tours la dominaient et la couvraient; elle aboutissait au sommet à un étroit passage ouvert dans la muraille et flanqué d'une tour colossale, puis elle s'engageait dans un couloir resserré entre le mur oriental de la citadelle et les terrasses fortifiées du palais et conduisait à la porte de la forteresse, assez semblable, par sa disposition et ses dimensions, à la porte des Lions de Mycènes. On voit aujourd'hui encore le pesant seuil de pierre et les énormes montants qui formaient cette porte, et l'on retrouve les traces de la lourde poutre qui, glissant à travers les jambages, servait à verrouiller les battants. Ce n'est pas tout encore : cet obstacle franchi, il fallait cheminer de nouveau pendant une vingtaine de mètres dans un étroit défilé; enfin vers l'angle sud-est du mur d'enceinte, on débouchait sur une grande esplanade où l'on trouvait en face de soi un imposant portail. C'était l'entrée du palais du roi.
On voit avec quel soin extrême on avait prévu toutes les nécessités de la défense, avec quelle prudence on avait protégé tous les abords de la forteresse, obligeant
Tennemi à de longs cheminements à découvert, daua d'étroits passages dominés par de hautes murailles et couverts par des tours puissantes, avec quel art on avait ménagé les saillants des murailles et superposé les terrasses, de manière à faire du palais comme un donjon dans la forteresse même. Les procédés de la construction aussi, si grossiers qu'ils soient encore, attestent une technique déjà savante et maîtresse de ses moyens. Il a fallu des architectes déjà expérimentés pour amener à pied d'œuvre ces blocs de la muraille, dont les moindres pèsent de 3000 à 4000 kilogrammes et quelques-uns jusqu'à 13000; il a fallu des ouvriers déjà sûrs de leur art pour voûter ces galeries et ces casemates; il a fallu surtout une armée de travailleurs, de longues années de paix, de puissants moyens d'action et une richesse énorme pour construire cette redoutable forteresse.
C'est au portail de la grande esplanade que se terminent les constructions purement défensives et que commence le palais. Là, les édifices devaient remplir des conditions nouvelles ; il y fallait de vastes cours, de grands appartements de réception, une communication facile entre les différentes pièces, de la lumière et pourtant beaucoup d'ombre et de fraîcheur, quelque élégance enfin et quelque luxe qui fît la maison digne du prince qui l'habitait. Mais jusqu'ici, pour nous représenter ces demeures royales de l'époque héroïque, nous n'avions guère que les vers d'Homère et la description qu'il donne des palais d'Ulysse et de Priam, d'Alcinoûs ou de Ménélas ; et malgré d'ingénieux efiforts pour reconstituer le plan de ces résidences, bien des questions demeuraient sans réponse. Aujourd'hui sur les acropoles de Mycènes et de Tirynthe, on peut
LES FOUILEES DE TIRYNTBE 59
admirer dans son développement ie modèle du vieux palais homérique : sans doute ces demeures princières, exhumées par la pioche des fouilleurs, sont plus anciennes et parfois plus luxueuses que les habitations décrites par l'épopée ; mais les traits essentiels du plan, les principes généraux de la construction sont les mêmes; c'est ce qui donne aux fouilles récentes de Tirynthe et de Mycènes un intérêt si vif et une importance si considérable.
Franchissons maintenant les grands Propylées ouverts sur Tesplanade, et dont le motif principal, depuis l'époque héroïque jusqu'aux Propylées de l'Acropole, est demeuré constamment le même : nous pénétrons dans une vaste cour, presque rectangulaire, entourée de chambres et de portiques, «t d'où partent les escaliere conduisant aux galeries souterraines de la muraille; dans l'angle nord-ouest, nous traversons une seconde porte monumentale qu'on appelle les petits Propylées et qui donne accès au palais proprement dit. Yoici une grande cour rectangulaire entourée de portiques, profonde de 15 mètres sur 20 de largeur; c'est la cour de l'habitation des hommes, le point le plus élevé et le centre de tout le palais. Sur sa face méridionale s*élève l'autel traditionnel de Zeus Hercéen, un massif carré de maçonnerie sous lequel se creuse la fosse circulaire destinée à. recevoir le sang des sacrifices ; et en face de l'autel, sur le côté nord de la cour, est disposé l'appartement des 'hommes. Par deux marches nous pénétrons dans un vestibule décoré de colonnes, dont le sol est encore revêtu, comme celui de la cour même, d'une espèce de pavage, et par trois grandes portes nous entrons dans la salle d'entrée et de là dans la pièce d'apparat, la salle des hommes OMmegaron, grande chambre
60 EXCURSIONS ARCnÉOLOGIQUES
longue de 12 mètres et large de 10, la plus considérable du palais; au milieu, quatre colonnes supportaient la toiture et entre elles, sur le sol, qu*un pavage coloré de rouge et de bleu semblait couvrir d'un tapis oriental, s'élevait le foyer domestique.
A gauche de ce grand bâtiment, il y avait une quantité de corridors et de petites chambres qui communiquaient directement avec la cour du megaron, et parmi lesquelles on a reconnu une pièce fort intéressante, la chambre de bain. On sait quelle était dans la primitive antiquité grecque l'importance des soins de propreté toujours offerts aux hôtes; c'est ce qui explique l'emplacement de cette salle tout près de la cour d'entrée et non loin de l'appartement de réception. Mais la disposition même de la pièce est singulièrement curieuse ; le plancher est formé d'un bloc colossal qui ne pèse pas moins de 20 000 kilogrammes; les murailles étaient jadis revêtues de panneaux de bois; au milieu se trouvait une baignoire de terre cuite et l'eau s'écoulait par des conduites souterraines aménagées au-dessous du sol du palais, de manière à recueillir dans un grand canal de décharge les eaux des cours et de la maison.
A droite de l'appartement des hommes était l'habitation des femmes, précédée, elle aussi, d'une cour entourée de portiques, et qui se composait d'un vestibule et d'une salle rectangulaire semblable à celle du megaron, mais de moindres proportions; le gynécée, qui n'avait avec les pièces réservées aux hommes aucune communication directe, était séparé du reste du palais par une succession de portes et de couloirs. 11 communiquait d'une part avec les grands Propylées par une cour intérieure et un long corridor, de l'autre avec la grande cour du megaron par une série de pas-
sages qui faisaient le tour de Thabitation des hommes et traversaient toute l'aile gauche du palais. C'était aussi dans cette partie, la plus reculée et la mieux isolée de la demeure princière, que se trouvaient la chambre conjugale précédée d'une antichambre, la salle d'armes et le trésor.
Tel est le plan du palais de Tirynthe; mais sur ces fondations de pierre qui subsistent presque seules, il faut relever les murailles abattues, il faut reconstruire les toitures effondrées; il faut retrouver les dispositions essentielles et la décoration de ces salles, pour rendre à cette demeure royale son aspect et sa vie d'autrefois. En général, les murailles du palais de Tirynthe étaient construites en moellons calcaires, cimentés par du mortier, et dans l'épaisseur de la maçonnerie étaient encastrées de longues poutres de bois qui jouaient le rôle de chaînes et donnaient à la bâtisse plus de solidité. Souvent dans la partie supérieure de la muraille, on employait la brique crue et le tout était recouvert d'un enduit d'argile et d'une couche de chaux. Mais le bois surtout tenait une place essentielle dans la construction. Les pièces d'angle qui soutenaient le parement des murailles, les montants des portes, les colonnes et leurs chapiteaux, les piliers, les plafonds, parfois même les seuils des chambres étaient en bois; des panneaux de la même matière recouvraient les parois de certaines pièces, telles que la chambre de bains et le vestibule du megaron.Le^ toitures portées sur des poutres équarries étaient plates et, comme dans tout l'Orient, disposées en terrasses ; la lumière arrivait par la porte et par des ouvertures latérales placées sous le toit à la partie supérieure du mur. Enfin les salles pavées avec soin d'une espèce de mosaïque, qui en certains endroits
62 EXCURSIONS ARCBÉ0L06IQUES
simulait un tapis, étaient décorées de peintures inuy<rales et d'ornements sculptés, dont on a retrouvé des fragments fort curieux. L'un des plus remarquables est la jolie frise d'albâtre émaillée de pâtes de verre bleu, qui décorait le vestibule du megaron et dont rornementation reproduit des motifs déjà rencontrés à Mycènes, à Ménidi et à Orchomène. Les fresques des murailles ne sont pas moins intéressantes et jettent un jour curieux sur les origines de la peinture en Grèce. Tantôt sur Tenduit calcaire s'étendent de larges bandes parallèles aux couleurs variées; tantôt ce sont des fleurs, des rosettes, des méandres, des spirales dont la disposition offre de frappantes analogies avec le plafond sculpté trouvé dans la coupole d'Orchomène. Ailleurs la figure humaine commence à apparaître ; on retrouve une quantité de fragments provenant de ces monstres ailés si chers à Timagination des artistes primitifs, mais la plus remarquable de ces peintures est celle qui représente un taureau furieux, sur le dos duquel se tient un homme à demi agenouillé. Sans doute la technique de ces fresques est fort grossière encore; la palette du peintre ne connaît que cinq couleurs, blanc et noir, bleu, rouge et jaune ;in«Li8 l'effet n'en était pas moins puissant, lorsque ces peintures brillaient de tout Téclfti de leur coloris primitif.
Il ne faut point pourtant se laisser trop éblouir par la splendeur apparente de cette décoration. Les palais homériques, dont celui de Tyrinthe est le modèle, ignorent bien des raffinements de propreté et de confortable, qui nous semblent indispensables aujourd'huLcDans les grandes salles de ces résidences, sur le foyer qui en occupe le centre, on fait tout le long du jour la cuisine, et la fumée couvre la muraille d'une épaisse couche de
suie; dans l'atmosphère alourdie flotte l'odeur des graisses brûlées ; dans les coins on voit traîner les abatis de bêtes fraîchement tuées, des pieds et des têtes de bœuf, des peaux encore souillées de sang. Dans la cour, c'est bien pis encore. Devant la porte même du logis, il y a un tas de ftimier sur lequel s'étendent des chiens couverts de vermine *. » Il se peut qu'à Tirynthe la civilisation, quoique de date plus ancienne, fût de qualité un peu plus raffinée ; les palais homériques ne connaissent ni les peintures^ murales, ni les pavages que l'on trouve sur Tacropole de Tirynthe ; mais sans doute l'aspect d'ensemble ne différait guère. Pour se figurer au vrai ce qu'étaient ces palais, il suffît de songer à ce que sont encore, dans l'Orient moderne, les konacks des pachas ou des beys d^Asie Mineure. « La pierre et le bois s'y mélangent également daas le vaste développement des constructions : le selamlik correspond au megaron, le harem au gynécée ; dans les grandes cours malpropres, entourées de dépendances pour les esclaves et de magasins pour les provisions, c'est le même mélange de gens qui flânent et d'animaux qui vaguent librement; à l'intérieur de l'habitation, c'est le même contraste de luxe et de négligence. Ainsi la vie et les usages de l'Orient moderne fournissent encore à bien des égards le meilleur commentaire que Ton puisse ofiTrir de l'antiquité homérique *. »
Les découvertes faites à Tirynthe — et ce n'est pas la moindre partie de leur intérêt — complètent d'une manière fort curieuse le tableau de la civilisation pri-
1. Perrol, Homère diaprés les plus récentes découvertes di l'archéologie {Rev. des Deux Mondes, 15 juillet 1885).