LA BIRMAME 1 \* DÉ PE \ D AM'E
que le moment de lannexion sera venu, des compag[nies déjà existantes, jouissant de privilèges quMl serait difficile de leur enlever ei dont Texercice gênerait la liberté d*action de l'administration.
Dire au roi de Birmanie qu'une mine de fer ou même une carrière d'albâtre peut constituer une richesse supérieure à celle que produit une mine d'or ou une carrière de rubis serait s'exposer à un échec certain. A fortiori, ce serait peine perdue que d'essayer de le convaincre que le fait seul d'une exploitation métallurgique prospère constitue un avantage suffisant pour le gouvernement, sans qu'il lui soit nécessaire d'y ajouter un bénéfice matériel sur le charbon ou le minerai.
Il est impossible de rencontrer un pays où les notions économiques soient aussi arriérées et aussi néfastes pour la prospérité du pays.
Les intérêts les plus sérieux, les plus réels, sont à chaque instant battus en brèche par les fantaisies les plus grotesques; tout doit plier devant l'orgueil du souverain, et il aimerait mieux engager une guerre qui lui coûterait son trône et probablement la vie que de céder sur un détail suranné d'étiquette;