‹ Excursions en Roumélie et en Morée (volume 2)Chapitre 101 sur 284 · PARTIE I. — LIVRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. — LIVRE II

sacrées s'étaient allumées , le fanatisme releva les affaires de Philippe compromises par son expédition contre les Scythes établis au delà de THaemus. Le roi de Macédoine se jeta sur la Phocide^^ s'empara d'Élatée qui commandait les défil(;i, pénétra en Béotie et battit les Hellènes à ChêNnée. De pareilles guerres pouvaient être comprises quand les dieux vindicatifs recevaient Tencens des mortels. Mais depuis que a l'agneau b miséricordieux a pris sur les autels la place du farouche Ares (Mars) et des furies vengeresses,* ' jamais l'espèce humaine n'avait été plus disposée à se déchirer. J'écris ces lignes non loin des champs funestes où fume encore le sang des martyrs de Pérouse, qui n'ont eu d'autre tort que de préférer un roi italien à un pape autrichien , et de réclamer les droits dont jouit toute l'Europe civilisée. J'ai contemplé récemment à Florence la statue de Galilée auquel le Saint- Office fit expier durement le tort d'avoir déchiré les cieux étroits du moyen âge ; je me suis arrêtée sur la place de la Seigneurie à l'endroit où un Alexandre VI a fait brûler Savonarola. On trouve de tels souvenirs dans toute l'Italie, Ce

n'est pas Carrier qui a inventé les noyades, mais I "

PHTHrOTIDE ET PHOCIDE.

partis le soir de Khiissos. La route qui

à Itéa ne tarda pas à devenir charmaote. avançais à travers une magniSque vallée, idée d'uD professeur en foustanelle qui me it du pays et de tout ce qu'il offre d'intéres-

La conversation unit par languir, comme icun se Mt abandonné au charme pénétrant :s belles nuits orientales dont la splendeur ins pareille. La lune jetait un voile d'ai^ent out le paysage. Des étoiles , dont l'éclat ra- : ne saurait être soupçonné par les habitants froides régions de l'ouest, brillaient dans r profond des cieux. Un air tiède et par- : murmurait, comme un soupir, dans les saux des grands oliviers. Le silence de la n'était plus interrompu que par les refrains agoghiate George ou par le chant de quelque

pâtre renti'ant au logis sur son âne et chanpour se donner du courage quand il entenl'aboiement d'un chien ou le cri lugubre de jau favori d'Athéné.

ux qui parlent de la Grèce sans enthousiasme mt probablement renfermés soigneusement

la chambre de quelque hôtel d'Athènes ou ïlras pour ne rien voir de ses magnificences-

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