‹ Excursions en Roumélie et en Morée (volume 2)Chapitre 161 sur 284 · PARTIE I. — LIVRE III · texte numérisé non relu

PARTIE I. — LIVRE III

de fonder des écoles rurales. Le gouvernement hellénique entra résolument dans la même voie par la loi du 6/18 février 1834 sur les écoles primaires, qui est elricore en vigueur. En 1858, outre rÉcole normale primaire (Didaskalion) , destinée à former les instituteurs , la Grèce avait 498 écoles primaires communales , 32 écoles privées et 300 écoles élémentaires irrégulières *. En 1860, on comptait 566 écoles communales, dont 490 de garçons et 76 de filles ; 50 écoles privées , dont34 de garçons et 16 de filles, le tout formant un ensemble de 616 écoles , présentant un total de 41 ,193 élèves , dont 7,278 filles \ La Grèce avait, sur une population de 1,200,000 âmes, près de ' 60,000 élèves des deux sexes, c'est-à-dire le vingtième de sa population totale. Ce nombre paraîtra réellement merveilleux, surtout si on le compare avec celui des écoles primaires existant dans la plupart des États de premier ordre, tels que la France, la Russie, l'Autriche et l'Italie'. Le gouvernement hellénique semble croire

* Résumé des tableaux statistiques dressés par le ministre de Vinstruction publique pour l'année 1858.

' Tableaux officiels cités dans le Précurseur d'Athènes du 11 juillet 1861.

'Voy. Gérebtzoff, Civilimiion en Russie ^ introduction.

3S8 AGARNANIE ET ÉTOLIE.

comme moi qu'il serait possible d'étendre encore l'instruction primaire eh se servant des prêtres de villages les plus intelligents comme instituteurs • : car je lis dans un rapport adressé au roi par M. Christopoulos : « D'après les lois en vigueur, trente jeunes gens , les plus studieux et les plus pauvres entre les élèves de l'École normale, y sont entretenus aux frais du trésor public. Voire Majesté, dans la pensée que le premier enseignement du peuple serait plus efficace s'il était donné par des prêtres instruits et vertueux , a décidé , par une ordonnance récente , que pour ces bourses seront préférés ceux qui sont déjà consacrés prêtres ou qui se voueront à l'état ecclésiastique et qui promettent d'enseigner plus tard comme instituteurs. Cette mesure aura aussi pour effet d'augmenter le revenu du prêtre de village en ajoutant à ses émoluments ordinaires les appointements de l'instituteur*.» J'espère que dans un pays où, — comme l'instruction secondaire et l'instruction supé-

^Le prêtre orthodoxe étant marié et père de famille, n'aura jamais besoin , pour respecter les enfants , de circulaires telles que l'admonition étrange du F. Philippe.

* Rapport sur l'état de l'instruction publique pendant l'année scolaire 1855-56

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