PARTIE I. — LIVRE III
lit nombre , « professeurs , jurisconsultes , médecins, fonctionnaires publics *» ; en leur donnant une importance exagérée, on s'expose à « produire , pour me servir des expressions de M. G. Leconte, une foule de petits rhéteurs parasites» ; les secondes sont indispensables à ceux « qui préfèrent , pour plusieurs motifs, embrasser les professions non moins utiles à la société, d'agriculteur, d'industriel, d'artisan, de marin et de commerçant* », et de ces professions «le pays attend le développement de sa prospérité*. »
Les gymnases entretenus par l'Etat sont à Athènes (deux), à Naupli, à Patras, à Tripolis, à Lamia, à Syros.et à Missolonghi.
L'instruction supérieure se donne à l'Université d'Athènes.
Un écrivain français a eu l'ingénieuse idée de publier une carte intellectuelle de la France, qui permet de constater la funeste influence du clergé romain sur l'instruction*. En Grèce, il s'en faut aussi que l'instruction soit également répartie.
* Rapport de de M. Christopoulos.
• Même rapport.
'C. Leconte, Étude économique de la Grèce. *Voy. Roussel, Les nations catholiques et les nations protestantes.
332 ÀGARNÂNIE ET ÉTOLIE.
Mais cette inégalité tient à d'autres causes. Le rapport de M. Christopoulos montre que les anciens foyers de la civilisation hellénique ont conservé leur antique supériorité. Dans l'année 1855-56 , la nomarchie d'Attique et Béotie avait 8961 élèves sur 95,229 habitants , tandis que la nomarchie d'Âcarnanie et Étolie, peuplée de 104,578 habitants, n'avait que 2784 élèves, et la nomarchie de Phthiotide et Phocide 3395 sur 87,676 habitants. Le total des élèves était alors de 58,674. En 1858, il s'élevait à 64,061 *.
Si Missolonghi n'offre point d'attrait aux archéologues, on peut visiter au nord de la ville, sur une pente du mont Aracynthe, une cité antique dont l'acropole se distingue avec facilité. Les murs d'enceinte sont aussi partout visibles. II y a trente-deux tours dont quelques-unes sont bien conservées. Les ruines de la nouvelle Fleuron ont été mesurées et décrites par M. G. G. Pappadopoulos.
* Résumé des tableaux statistiques dressés par le ministère de l'instruction publique.