PARTIE II. — LIVRE I
mença à faire entrer dans ses vues des prélats et de riches négociants. A Vienne» il réclama aussi le concours des plus savants Hellènes, qu'il engagea à travailler avec lui à propager par leurs écrits la haine de la domination étrangère. Se défiant avec raison de l'Autriche, nécessairement hostile à la cause des nationalités à cause de son organisation hétérogène, il chercha à s'entendre avec les Français, que la révolution de 4789 avait popularisés en Orient, et qui n'avaient pas encore provoqué contre eux , par des guerres iniques, les haines dont les invasions de 1814. et de 1815 furent le résullat et le châtiment. En 1797, il descendit deVienneàTrieste, d'où il voulait gagner Venise, afin d'avoir une entrevue avec le jeune général de la République française. Napoléon Bonaparte. Mais le patriote, que M. Alexandre Soutzos nomme avec raison « magnanime » , fut arrêté à Trieste par les autorités « apostoliques j> , livré aux Turcs avec sept de ses compagnons, et mis à mort: <rLes Hellènes me vengeront ! » s'écria-t-il avant de mourir.
Pharmakidis a aussi rendu de grands semces à son pays en faisant pénétrer la discussion,
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c'est-à-dire Tesprit de vie, dans l'Église hellénique. Assurément le clergé avait contribué pour une grande part à populariser les idées de Rhigas. Mais il était à craindre que, après la victoire, il ne regardât la défaite de l'islamisme comme le résultat définitif de la glorieuse lutte engagée en 1821 . Or il ne suffisait pas d'échapper au joug d'une religion abhorrée, il fallait aussi réveiller les traditions de ces siècles dont la Grèce est si justement fière. Les anciens docteurs de l'Église orientale avaient laissé une réputation méritée de tolérance et de philosophie. Tandis qu'à la suite des Pères africains , de TertuUien , l'inventeur du credo quia absor-' dumy et d'Augustin , l'apologiste de la prédestination absolue et de l'inutilité des œuvres , l'Église latine anéantissait systématiquement la raison humaine et le libre arbitre, avant de condamner toutes les libertés du monde moderne , les Pères grecs, tels que les Jean Chrysostome et les Basile-le-Grand, etc., travaillaient, au contraire, à concilier la science avec la foi, et, tout en reconnaissant l'utilité de la grâce , se gardaient bien de nier les droits de la nature. Sans doute, l'archimandrite Pharmakidis ne peut être com-