PARTIE II. — LIVRE III
tambours cannelés d'une grandeur imposante. Là , tout suppliant qui venait demander un asile était , — ainsi que dans quelques autres sanctuaires de la Grèce , — soustrait à la vindicte des lois. Un privilège qui donnait tant d'importance au sacerdoce n'était pas de nature à disparaître avec le paganisme. Non-seulement les prêtres du moyen âge refusaient de reconnaître l'autorité des tribunaux laïques , mais ils prétendaient enlever à leur juridiction les criminels qui embrassaient les autels. Déjà on voit le droit d'asile commencer en Orient sous saint Constantin et recevoir de grands développements grâce à un décret (431) du faible Théodose-le- Jeune. Grégoire de Tours et M. Victor Hugo oni fait assez connaître deux des plus célèbres asiles de l'Occident, Saint-Martin et Notre-Dame de Paris. Utile à une époque d'anarchie et de violences, où il était impossible de maintenir aucune sécurité , le droit d'asile devait disparaître lorsque le pouvoir civil deviendrait assez puissant pour faire respecter l'empire des lois. Mais comment peut-on dire qu'une société où de pareils remèdes étaient nécessaires était l'idéal même de la société chrétienne, ainsi que le prétendent
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aujourd'hui les étranges apologistes de l'ancien régime ?
Àthéné avait trouvé , dans un pays où elle était spécialement honorée, plus d'une femme capable de brandir sa lance redoutée. Prés de son temple , on montrait les défenses du sanglier de Calydon, échues en partage à la belle Atalante de Tégée, qui, la première^ frappa le monstre. Il est vrai que les mythologues modernes voient dans ce personnage moins un être réel qu'une personnification des sources jaillissantes. Mais jusqu'à présent on n'a point contesté l'existence de Marpessa, dont l'armure se conservait dans le temple d'Athéné-Aléa. Les femmes de Tégée ayant tendu une embuscade aux Lacédémoniens, cette veuve se distingua dans le combat, et l'on suspendit son armure aux murs de l'édifice consacré à la belliqueuse fille de Zeus. L'esprit guerrier semble héréditaire dans ce pays, où l'on salua mon départ avec des pétards, lorsque, accompagnée de Yastynomos en uniforme, je pris la direction de Palaea-Épiscopi.
A un quart de lieue au nord de Piali est un n inument remarquable du culte qui remplaça *^elui d'Athéné et des autres Olympiens. On sait