‹ Excursions en Roumélie et en Morée (volume 2)Chapitre 73 sur 284 · PARTIE I. ~ LIVRE I · texte numérisé non relu

PARTIE I. ~ LIVRE I

fragiles repose sa théorie. Les personnes qui ne pourraient pas l^re le traité en langue hellénique de M. Paparrhigopoulos sur les colonies slaves du Peloponèsej en trouveront le résumé dans un discours du docte professeur traduit dans la 91« livraison du Spectateur de VOrient, J'ai publié moi-même dans la Revue suisse de 1860 quelques observations qui ont excité au plus haut degré le courroux de Tennemi acharné de la nationalité hellénique.

Il serait fort à désirer, dans Tintérét de TAllemagne , qu'une partie de sa presse renonça à ces déclamations contre les nationalités qui font aux Allemands beaucoup plus d'ennemis que d'amis. Sont*ils assez unis et assez forts pour qu'on leur prépare ainsi des adversaires à l'Est et à l'Ouest, pour qu'on excite contre eux à la fois les Latins , les Slaves , les Hellènes et les Magyars? Ces imprudentes attaques provoquent naturellement des représailles plus ou moins vives et de sévères appréciations sm* le rôle de la publicité dans les contrées germaniques , appréciations inspirées aux écrivains qui appartiennent à la race latine par un sentiment trèsfacile à comprendre. «Là même, dit S. A. R.

U$f le duc d'Aumale , en traçant un tableau de l'Allemagne en 1860, là même où, comme en Bavière, les formes constitutionnelles ont été adoptées avec quelque suite, elles n'ont été souvent qu'un appareil servant à couvrir une autorité presque absolue. Par la servilité ministé-» rielle, la vénalité de la presse, les princes ont retrouvé indirectenient ce qu'ils semblaient abandonner * . »

La femme du dimarque d'Arakhova chez lequel je descendis était un des plus beaux types de la population de cette contrée. Assimo était fille de Mégas , l'officier qui a montré tant d'énergie contre les klephtes. Elle vint, avec un air de gaîté dont je fus frappée," me présenter le classique bouquet de basilic qui , cette fois , était complété par un œillet rouge. Les femmes d'Arakhova n'ont jamais l'air mélancolique que notre sexe affecte trop aisément en Orient. Elles sont agiles comme les chevreuils du Parnasse et gaies comme des pinsons. La musique, la danse et même la poésie , — elles improvisent facilement des distiques, — sont leurs goûts favoris.

' L'Allemagne en 4860, dans la Reviie des Deux-Mondes du 1" nov. 1860.

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