Les troupes bavaroises, 1,397,654 dr
Reste, 18,744,506 dr.
Or cette somme n'a pas même suffi à combler le déficit de 1833 à 1843, ce déficit ayant été de 14,214,687 dr. 39 lept. , soit par année 1 million 292,244 dr. 30 lept. *. La nation étant restée pendant cette période, c'est-à-dire jusqu'à l'époque de l'établissement du régime constitutionnel , étrangère à ses affaires , il est impossible de lui imputer ce que M. Leconle appelle «la dilapidation des subsides alloués par les puissances prolectrices. » — « Ce serait, dit-il, une injustice si criante ^ que nous n'admettons pas qu'un pareil sentiment pût trouver place dans aucun esprit éclairé. » En effet, si l'Angleterre, la Belgique, l'Italie viennent à se ruiner, elles n'auront droit à la commisération de personne ; mais les nations qui ne peuvent exercer un contrôle efficace sur l'emploi du budget , ne sont pas plus responsables que des mineurs soumis à un conseil de famille.
* Rapport de Metaxas sur radministration des finances depuis la majorité du roi jusqu'à la révolution de septembre, dont les pièces ont été contrôlées par M; Lemaitre.
L'impartiale histoire, tout en signalant les fautes des régents bavarois, doit rendre justice à tout ce que M. de WSurer a fait pour la légistion. Si Ton veut se faire une idée juste de Timportance des services de Téminent auteur du Droit territorial allemand^ il faut se rappeler que dans toute l'Europe orientale rorganisation des tribunaux est encore dans l'enfance , et que rien n'y est plus difficile au faible et à l'opprimé que de faire respecter son droit. Des lois prodigieusement vagues ou contradictoires laissent d'ailleurs à l'arbitraire une part si considérable, que les magistrats peuvent obéir à la voix de la complaisance ou de la cupidité sans s'exposer à aucune répression. Les Hellènes étaient sans doute plus heureux que les autres Orientaux, puisqu'ils possédaient dans les lois d'un de leurs empereurs , Justinien , les principes de la législation la plus savante qui ait régi les hommes. Mais les sociétés modernes ont un caractère tellement particulier, que la révolution française a eu beaucoup de peine à mettre la législation en harmonie avec les principes de 1789. Quoique Bavarois, M. de Maurer connaissait à fond la législation produite par la révolution de 4789. Dès