PARTIE IV. — LIVRE I
rope ridée de Fégalité humaine , dont Moïse et Jésus-Christ sont des partisans déclarés et que Mahomet n'a pas osé contredire. Le monde ancien finit le jour où un Hébreu helléniste put écrire à des Hellènes convertis : « En Jésus , il n'y a ni homme, ni femme, ni Hellène, ni barbare! »
Mais lorsque le rocher de l'Acropole reçut les premières fortifications régulières, construites, dit la tradition , par les Pélasges et destinées à remplacer Tenceinte en bois, notre continent était soumis au régime des castes. La caste sacerdotale et la caste guerrière faisaient de l'acropole un temple-forteresse, rempart de la nationalité et protection de la plaine. Les degrés qui menaient au temple étaient le symbole de l'échelle sociale. On sait que le rude patriciat de Rome alla jusqu'à interdire à la plèbe , aussi longtemps qu'il le put, l'accès des choses saintes. La caste n'est donc pas , comme on le dit souvent , une idée germanique, c'est une institution indo-européenne; mais chez les Slaves elle était moins oppressive que chez les autres peuples de même souche. Primitivement l'acropole était non-seulement la tête de la cité , mais la cité elle-même
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(asty). Aussi son histoire a-t-elle été d'abord toute rhistoire de la ville. On peut donc juger par son développement du degré de prospérité de la cité. Vico a dit que toute nation , comme l'individu , naît^ grandit et décline. Telle a été la destinée de l'acropole d'Athènes , qui n'est plus aujourd'hui qu'une ruine, mais la ruine la plus splendide qu'il soit possible de contempler. J'ai dit la plus splendide et non la plus gigantesque. En effet , le panthéisme asiatique a pu construire des édifices d'une effrayante immensité , tels que les temples souterrains d'EUora et de Salcette el les sanctuaires de Babylone et de Ninive. Mais l'harmonie manque à ces œuvres, qui ressemblent au Dieu colossal, mais vague, qu'elles veulent honorer. Le Parthénon, au contraire, est semblable à la divinité qu'on y adorait. Pour le Qomprendre , il faut des yeux d'artiste , et non ce regard du vulgaire qui n'admire que les masses. Le polythéisme hellénique avait donné à ses sectateurs un sentiment artistique qu'aucun peuple n'a jamais depuis possédé au même degré , ou , pour mieux dire la Grèce , — car la religion était le résultat des influences naturelles combinées avec les traditions de la race — la