PARTIE V. — LIVRE II
ment n'a jamais exécuté Tart. 83 qui dit que cune loi particulière réglera la responsabilité ministérielle. »
80 L'inamovibilité de la magistrature y décrétée par l'art. 87, n'a jamais élé constituée.
9® On n'a pas tenu plus de compte de l'art. 105 qui statue que ^ par des lois particulières et dans
le plus bref délai possible , il sera pourvu à
la destination des terres nationales, ainsi qu'à la vérification et à la liquidation des dettes à l'intérieur et à l'extérieur ; à la presse ; à l'amélioration du système de l'impôt; à l'organisation de la garde nationale; aux encouragements à donner à l'agriculture, à l'industrie, au commerce et à la navigation i> .
III. Les décrets votés par l'assemblée constituante n'ont pas été mieux respectés que la Charte elle-même. Les lois municipales et électorales , par exemple , n'ont pas empêché <l l'emploi de la force brutale t> dans les élections communales, ni €les plus grandes illégalités 1» dans les luttes qui avaient lieu pour le choix des députés.
IV. La politique du gouvernement en 1854 a été € anti-nalionale », et le mouvement tenté en
580 l'insurrection de naupli.
Thessalie et en Épire n'a eu d'autre but que t de justifier l'emploi des avances que l'on avait reçues (5,000,000 , dit le second Mémorandum) et de servir les intérêts d une puissance étrangère (l'Autriche) de tout temps ennemie de la nation grecque. >
En comparant cette analyse au manifeste et à la proclamation de M. Canaris, on verra quels rapports existaient entre les opinions de l'opposition parlementaire et les idées des insurgés.
Les deux autres Mémorandum ne portant point la formule « au nom des réfugiés politiques de Smyrne » ne doivent point être considérés comme une manifestation collective. On remarque dans ces deux écrits de M. le docteur Goudas quelques traits dignes d'être notés, parce qu'ils caractérisent fort nettement l'attitude de l'opposition la plus avancée vis-à-vis du gouvernement, opposition qui n'a pas dissimulé ses sympathies pour l'insurrection.
L'ancien rédacteur de V Indépendance d'Athènes a été évidemment frappé de la polémique soutenue contre les Hellènes par les journaux austro-bavarois, qui compromettaient souvent le roi de Grèce, en croyant le défendre. J'ai déjà dit