PARTIE V. — LIVRE III
€ l'habitude de gaspiller le trésor public. » Lorsque le roi de Grèce, devenu majeur, prit luimême les rênes du gouvernement , le pays n'obtint aucune amélioration , et l'on vit commencer < cette décadence qui conduit infailliblement à l'anarchie et à la banqueroute. La discorde éclata bientôt entre lui et ses sujets à cause de sa prédilection avouée pour les Bavarois dont il était entouré. Nous n'entrerons pas dans les scandales de ce temps , mais leur effet fut d'aliéner toute la Grèce à la cour germanique, i»
Le Times décrit d'une manière spirituelle les conséquences d'un pareil système. Il montre le triomphe de la amocratiey la domination d'étrangers, dont il blâme sévèrement la prodigalité et l'ignorance incapable de comprendre la légitimité des meilleures traditions de la Grèce; Il se rit de leurs vains efforts pour transformer en a duché allemand » un peuple qui avait conservé ses lois même sous la domination ottomane. Ce que les Turcs avaient respecté pendant des siècles était détruit «par une tourbe de pédants venus d'une petite cour du continent. » Othon oubliant qu'il avait pour sujets des hommes qui avaient conquis leur indépendance le sabre à la
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main et au prix de leur sang , a voulait gouverner comme ses parents et ses ancêtres. » Le Times cite comme un exemple curieux de cette manie de transporter la Bavière en Grèce , l'installation de M. de Rudhardt , amené d'Allemagne pour devenir le chef d'un pays « dont il ne connaissait ni les affaires , ni les besoins , ni les aspirations. » Le journal de la cité n'a pas de peine à expliquer le soulèvement de 18^ : cLes six ou sept années qui suivirent (le ministère Rudhardt), furent signalées par les plus honteuses folies qui puissent déshonorer un État. L'argent de l'emprunt fut dévoré sans que le peuple en tirât aucun profit. Quand Othon eut transporté le siège du gouvernement de^Naupli à Athènes, on s'occupa moius du bien du pays que lorsqu'il était un pachalik turc. On laissa se détériorer le peu de routes qui existaient , et on n'en construisit pas de nouvelles. Non-seulement on ne rendit pas l'argent emprunté, mais on ne paya pas les intérêts. i> Après la révolution de 1843, les manifestations des partis créèrent une ombré de vie constitutionnelle. a Le parti français était défendu par Coletti ; le parti russe par Métaxas ; le parti anglais par