‹ Excursions en Roumélie et en MoréeChapitre 7 sur 339 · PARTIE II. — LIVRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE II. — LIVRE IV

la marine marchande laissant peu de bras à la pêche*.

Tout favorise le commerce maritime, la configuration du pays comme les tendances nationales. Il n'en est pas de même de Tagritulture. Aussi l'importation des céréales s'élevait-elle, en 4853 , à 2,759,394 drachmes , tandis que l'exportation n'était que de 54-8,528 drachmes*. L'année, disait-on, était une année de disette'. Mais en 1854, pendant que l'exportation diminuait encore (155,732 drachmes)^ l'exportation,, loin d'être plus faible, atteignait le chiffre de 5,621,039 drachmes et celui de 7,310,007 en 1855. La guerre d'Orient semblerait d'abord avoir contribué à ce déficit en enlevant à l'agriculture les bras des volontaires qui tentèrent de profiter des embarras de la Turquie. Mais en 1856 il est encore

* Aussi l'exportation du poisson est loin de compenser Timportation. Exportation du poisson pour 1852 , 1853 , 1854 : 52,856 dr., 39,846 dr., 35,740 dri Importation : 1,160,879, 1,211,891 , 610,879 dr. {Renseignements statistiques, par M. S. Spiliotaky). En 1859 , l'exportation du poisson salé était de 17,299 dr. et l'importation de 1,092,195 dr. sans compter le caviar rouge et noir valant 290,026 dr. {Tableau général du commerce de la Grèce).

* Renseignements statistiques, tabl. J et K. ^Rapport de M. Goumoundouros, p. 5.

plus notable , rexportation étant de 9,886,097 drachmes. Il est vrai que ce chiffre diminue en 4857(3,800,527) eten 1858(3,752,912), sans que cette amélioration continue en 1859, l'importation étant, cette année, de 7,098,628 drachmes*. Le ministre des finances ne dissimulait pas, à cette époque , les inconvénients de cette situation. Quoiqu'il pensât qu'on ne devait attacher «aucune importance à la balance du commerce, lo — cette balance n'existant alors , disait-il, ni en Angleterre, ni en Hollande, ni enSardaigne*, — il ne voyait pas sans inquiétude l'obligation d'acheter tant de céréales. «En partant du principe qu'une nation ne peut se procurer les produits étrangers dont elle a besoin qu'en donnant en échange les valeurs qu'elle produit ellemême, nous pourrions n'attacher aucune importance à l'excédant que les importations présentent sur les exportations, si cet excédant ne provenait, en grande partie, des céréales et d'autres denrées de première nécessité, dont l'achat a absorbé une partie de nos capitaux au détriment des améliorations intérieures du pays.

* Tableau général du commerce de la Grèce en i8S9, p. 19. «/Wd., p. 9.

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