‹ Excursions pédagogiquesChapitre 16 sur 28 · Wiese, Das hohere Schulwesen in Preusseny t. H, p · texte numérisé non relu

Wiese, Das hohere Schulwesen in Preusseny t. H, p

2. Il est bon de dire expressément que la médecine est exclue.

3. Voir dans la Revue internationale de l'enseignement <1881)

Telle est en peu de mots Thistoire de la realschule. Ou voit que, comme toutes les institutions qui sont amenées par des besoins nouveaux, elle n'a pas cessé de gagner et de s'étendre. Les gou- 'vernements furent à l'origine pour peu de chose dans le développement de ces écoles ; mais l'état intervint au moment opportun pour donner à l'enseignement nouveau, sorti de l'initiative des villes, des garanties et des droits. Entrons maintenant dans un de ces établissements et voyons les études qui s'y font.

Les études à la realschule. — Le lalin. — La langue maternelle. — Les sciences naturelles. — Les débats sur la concentration des études.

La plus grande difficulté que la realschule ait eu à vaincre ne lui est pas venue du dehors : elle résidait dans son propre enseignement, qu'il n'était pas facile de constituer et de limiter. L'instruction qu'on appelle classique est au fond assez simple : l'étude du latin et du grec en forme la substance, à laquelle s'ajoutent l'étude de la langue maternelle, l'histoire et la géographie, et que viennent compléter, comme exercice

les deux discours en sens contraire des professeurs de sciences Hofmann et Wislicenus.

l'école réale. 153

logique, les mathématiques. Une longue tradition maintient et consacre ce programme; mais il - n'enétait.pas de même pour le. nouvel enseignement : le désir de la nouveauté tendait à l'éloigner des anciennes voies, des nécessités de toute sorte l'y ramenaient malgré lui. 11 a fallu quarante ans pour établir quelques principes, et la discussion est loin d'être close.

La première question qui se posait était celle du latin. Fallait-il le rayer du programme des études ou le maintenir soit à titre facultatif, soit comme matière obligatoire? La pratique des états de l'Allemagne était fort différente à cet égard. Dans le sud, en Wurtemberg, dans la Hesse, dans le grand-duché de Bade, en Bavière, le latin avait été exclu de la realschule; au contraire en Prusse beaucoup d'établissements l'admettaient. Cette question du latin à la realschule alimente les discussions pédagogiques depuis cinquante ans. Le lecteur français se figurera aisément les arguments qui sont échangés de part et d'autre; la même polémique a été engagée chez nous, quoique souvent d'une façon très déplacée et sur un terrain qui ne la comportait pas, car, en retirant au lycée le latin, on lui enlèverait son caractère propre.

Sans entrer dans ce débat, disons que la Prusse en 1859 a donné jusqu'à un certain point gain

de cause aux partisans du latin, en exigeant Ten^ saignement de la langue latine dans les établissements qui veulent avoir le titre de realschule de premier ordre. Devant cette décision, les directeurs, convaincus ou non, durent s'incliner. On installa partout des classes de latin, au moins à titre facultatif, depuis la huitième jusqu'à la prima *. Seulement on rencontra une difficulté : comme Ips realschulen, pour répondre à leur but, doivent donner dans les hautes classes un enseignement scientifique plus étendu que celui des gymnases, le latin, à Taise dans la huitième classe, se trouve à l'étroit dans la première. En même temps qu'il monte, il s'amincit Voici le tableau dés heures, tel qu'il est généralement adopté :

Nombre d'heures.

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