‹ Excursions pédagogiquesChapitre 25 sur 28 · Correspondant da ?5 octobre · texte numérisé non relu

Correspondant da ?5 octobre

fait à armes égales; mais il est trop cerlaio que les commmiautés jouissent, à plusieurs égards, de privilèges qui rendent la lutte difficile aux particuliers.

Comparons à présent les progrès de Tinstraction dans les établissements ecclésiastiques et dans ceux de l'Université. Dans les premiers le nombre des élèves s'est notablement accru depuis dix ans : il est monté de 35 000 à 46 000. Il faut compter, en outre, les petits séminaires, sur lesquels on n'a pu réunir des renseignements assez complets pour être publiés, et dont les élèves sont au nombre de 30000 environ. Nous obtenons ainsi un cbifTre total de 76 000 jeunes gens, c'est-à-dire une somme à peu près égale à celle des 79 000 jeunes gens présents dans les lycées et collèges de TÉtat. En dix ans, et malgré la perte de deux provinces, le nombre total des établissements dirigés par des religieux est monté de 278 à 309.

Si nous passons aux établissements de l'Université, nous voyons que le nombre des lycées s'est élevé de 77 à 86, ce qui donne une augmentation de 9 lycées. Ce chiffre n'a assurément rien d'excessif: mais, tout modeste qu'il est, il peut encore induire en erreur. Les lycées, en général, ne poussent pas d'une venue :

ce sont à Tordinaire des collèges communaux qui ont pris assez d'extension et de consistance pour être adoptés par TEtat. Dans le cas présent, le fait se vérifie pour tous les lycées nouvellement créés, excepté pour un seuP. L'augmentation véritable doit se constater par les collèges communaux: il en a été créé 31, dont 3 en Algérie. Mais comme, d'autre part, pour des causes diverses, il en a disparu 34% le nombre des collèges communaux, qui était en 1865 de 251, se trouve aujourd'hui réduit à 248*. Il est impossible de ne pas voir le contraste avec le rapide accroissement des maisons ecclésiastiques.

La diminution graduelle des collèges communaux est un fait dont l'origine remonte déjà assez haut. Nous savons que beaucoup de personnes, môme parmi les plus libérales, sont disposées à s'en réjouir : il n'est sorte de défauts qu'on ne reproche aux collèges communaux, dont l'enseignement est présenté comme faible, médiocre, sans valeur. Ce serait, selon nous, un

Page 1