CHAPITRE IV. — THERMODYNAMIQUE
romprimer le gaz, à température constante^ le long de CD. et le gaz cède alors de la chaleur au réfrigérant; enfin on ret^tent à l'état initial par un réchauffement à volume constant, de t àT, Quel est le rendement de ce cycle?
Le rendement de ce cycle est égal à celui de Carnot, attendu que le calorique est cédé et repris suivant deux isothermes^ aux températures T et / et que BC et DA sont deux isodiabatiques. Nous avons donc
C'est le cycle théorique de Stirling.
89. Après avoir chauffé un gaz, à pression constante, de T à Tt, suivant DA, on le fait détendre sans perte ni gain de chaleur, de A en B (.fig^ 35); puis on achève de le refroidir.
Fig. 35.
en lui enlevant le calorique nécessaire pour abaisser sa température de ti à t ; enfin on le ramène par une compression adiabatique à sa température initiale T et à son état initial D. Calculer le coefficient économique de ce cycle.
Q- q C(T, — T) — C{t,'t) T,-T — (^t— 0 P~" Q ~ G(T,-T) "" Tj-t
l84 LIVRE II. — CHALEUR.
Or
Îi-I
ti~ t'
En effet, pour ce cycle fermé et réversible, nous avons
(l'on
Tt ^ Il vient donc
Ce rendement est manifestement moindre que celui du cycle
de Carnot, dont la valeur serait i — ,-„- : il lui deviendrait égal
si Ton avait T — Tj, c'est-à-dire si le travail devenait nui. conséquence très remarquable, que nous retrouverons pour les moteurs électriques. Ces machines n'atteignent leur perfection qu'en cessant d'être.
90. Dans les moteurs à gaz tonnant {fig. 36) du type primitif Lenoir, le gaz était chauffé à volume constant de t àT, suivant AB, puis détendu par l'adiaba tique BC et enfin ramené à l'état initial A par un refroidissement à pression constante, le long de Ck {fig- 36). Quel était le rendement de ces moteurs ?
Qz=c(T-0* q~C{t' — t),
en appelant t' la température produite en C par la détente adiabatique.