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CALORIMÉTRIE

L'expression de quantité de chaleur est empruntée à la théorie du calorique matériel. On échauffait les corps en leur fournissant du calorique, on les refroidissait en leur soustrayant du calorique : le calorique se mesurait, semblait-il, comme on mesure une masse à la balance. Les calorimètres faisaient Toffîce de cette balance.

Aujourd'hui la notion de fluide est condamnée à disparaître, . mais les calorimètres ne seront pas remplacés, car la force vive du mouvement caloriTique ne peut être mesurée directement.

On continue donc à mesurer la chaleur en fonction de celle qui est utilisée pour produire un phénomène type : on rapporte les mesures à une unité conventionnelle, la calorie^ c'est-à-dire à ce qu'il faut de chaleur pour élever i^^s d'eau de o» à i". C'est à ce phénomène que l'on compare les autres.

La quantité de chaleur devient dès lors un nombre caractéristique d'une variation thermique rapportée à un type commun ; le nombre abstrait prend un sens concret.

On égale, par le calorimètre, la quantité de chaleur perdue par un corps à celle qui est gagnée par l'eau qui Tentoure. L'expérience montre qu'il faut des masses inégales et des variations inégales de température du premier corps pour produire un môme effet sur Teau. C'est ainsi qu'a été acquise la notion des calorifiques spécifiques. La capacité de l'unité de masse d'eau à zéro a été prise comme unité.

Les dimensions des chaleurs spécifiques sont zéro par rapport à la longueur, à la masse et au temps ; cela étonne de prime abord, mais on le déduit sans peine des considérations

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