Démontrer la relation
P est un polynôme de degré /i, U est défini par V identité
dxy
sJTW)
iy-x)yjT{J)
G et G sont deux contours ^ dans les plans des variables complexes x^ y, entourant, le premier les racines a{ et a2 de P = o^ le second les racines a^ et a%»
Fig. 4.
Posons z = yP{x) ^P{y) ; nous avons à considérer
Nous avons deux inlégrales Jf et J2. Calculons J|.
Soient p ci g les points où les contours se couperaient si les plans x, y étaient superposés, y suivra le contour C^ et ^ le contour XiX^-\- x^x^y laissant de côté deux petit-^ éléments autour de p et q. Laissons d'abord y fixe en un point quelconque de C
Quand x effectue le tour de C, la détermination de ^P(.r) n'est pas changée.
Intégrons donc en ^; il vient
cp =
/(^3)-/(.ri) /iX2)—/(X!,)
iy-^p)\^^iJ')
Il reste à effectuer
^(y)dy.
G' sera décomposé en mqnrm et mrnpm par un petit contour auxiliaire. Puis la première partie sera décomposée elle-même autour de g.
Écrivons <p sous la forme cpi -h cp2 :
On a
<Pi=/(a^t)— /(a^i), ^i=f(^z)—/{^k)'
|<pi|<e, l?ï|<e.
e tendra vers zéro en même temps que les arcs x^ x^ et x^ X ^ •
Nous appelons F le grand contour, yi et Y2 les petits contours dessinés en pointillé.
Pour le contour F, les intégrales de ©1 et {p2 sont, en
Fiff. 5.
module, moindres que t), qui s'évanouit avec e. Pour yi et Y2) un seul terme donne un résultat. Le contour yi donnera
v/P?^ dy
=1 'ITZl
(puisqu'on peut faire évanouir le contour y^ ).
Le conlour y2 donnera, P(y) ayant changé de détermination après le contour du point a2',
— V/P(a:») dy
= 27ri.
Donc
Avec ce contour,
Ji= o.
C'est là démonstration simple, donnée par M. E. Picard, d'un théorème de Weierstrass, relatif aux systèmes de périodes des transcendantes hjperelliptiques.
Pour le cas elliptique, le théorème est le suivant :
K = / - - • Kl = / id,
On a
KJi-JKi= -
(Weierstrass, Werke, t. I; Picard, Fonctions algébriques de deux variables, t. II).