TC
J'ai suivi le mode d'exposition de M. Darboux (Cours de la Sorbonne, 1907); M. Plemelj a établi la deuxième formule (8) en 1904 {Monatshefte fur Mathem. und Physik) et M. Picard en a donné une élégante démonstration (Ann. de U Ecole Norm, sup,, 1906).
5. Dérivée normale du potentiel de double couche. — Soient la normale en Sq^ sur cette normale deux points i et e. Quand ces deux points deviennent infiniment voisins, la différence des dérivées du potentiel double suivant la normale n^^ devient infiniment petite. Les potentiels simple et double ont leurs propriétés inverses l'une de l'autre. Montrons-le.
Prenons pour origine le point s^^ et la tangente pour axe des X {fig- i5).
Décomposons toujours la courbe fermée en deux parties ^ OA et OB étant de l'ordre de y^, qui tendra vers zéro, et soient deux points sur la normale, de cotes d= A, A étant de Tordre de tj*"*"* (Xt >> o)
Soit W le potentiel double
w étant relatif à Tare AOB et W" à l'arc BMA.
Bien entendu, comme précédemment, jr(W^yj — Wl^)
tend vers zéro avec Tj.
Il reste à étudier la différence relative à l'arc AB, qui deviendra infiniment petit :
W+/i= I v(iF)û?arc tang
(nous pouvons toujours supposer l'arc confondu avec la tangente, AB devant tendre vers zéro). Écrivons, avec M. Darboux i^Cours de 1907),
dh J. ar«-f-(^ — A)*
dh d
^(WU-WU)=/vrf/,
en posant
V étant continu, si le module de f reste fini, le théorème est établi.
Pour
ar = O, ^ = O, /o = ^ = o.
Nous pouvons remplacer y par K — j y' par Kx,
puisque AB va tendre vers zéro. Annulons la dérivée de / par rapport à ûc, ce <|ui donne
Aux environs de Torigine, la dérivée s^annule pour X =± y3, l'ensemble des termes d'ordre moindre étant
Ecrivons / sous la forme 7—; ;• ^^ ttt—zI on. voit
que ces points ± Ay5 sont des maxima et miiiima, Jinis, car y contient A* au numérateur et au dénominateur.
Donc, h tendant vers zéro, les deux dérivées normales ont même limite.
[Nous avons supposé la densité dérivable etj^(^) trois fois dérivable.]