Coagulation du plasma sanguin au MgSO'C
Diluez 5 ce. de plasma de cheval au sulfate de magnésium, avec 20
(*) Il vaut mieux diluer le sang avec de l'eau; mais alors on ne peut plus employer le mélange pour en séparer les globules par décantation, comme cela est indiqué au n" 25.
(*) Procédé pour obtenir du plasma de cheval au Mg S 0«. — On porte à l'abattoir un grand bocal cylindrique renfermant (jusqu'au cinquième de sa hauteur) de la solution saturée de MgSO*; on achève de le remplir avec du sang de cheval (sortant de la veine ou du cœur),
volumes d'eau. Versez le mélange, par portions à peu près égales, dans huit tubes à réaction a, a', b, b', c, c', d, d'. Ajoutez quelques gouttes de sérum incolore à & et b\ quelques gouttes de sang exprimé du caillot à c et c', quelques gouttes de ferment de la fibrine à. d et d'. Chauffez a, h, c, d, au bain d'eau à -f- -40" (gobelet plein d'eau, chauffé au bain-marie, — voir fig. 26, n" 24) ; abandonnez a', b', c\ d' à la température ordinaire. Notez le moment où la coagulation spontanée envahit chacun des tubes. Les tubes c et d se coagulent les premiers.
23. Extraction du fibrinogène. — Saturez dans un gobelet, 50 ce de plasma de cheval au sulfate de magnésium, avec du chlorure de sodium en poudre : il se forme un abondant précipité crémeux (mélange de fibrinogène et de paraglobuline) ; recueillez-le sur un filtre à plis (la filtration dure plusieurs heures). Exprimez filtre et précipité, entre plusieurs doubles de papier à filtre. Redissolvez le précipité dans 100 ce. d'eau; filtrez, si ce liquide est trouble. Des échantillons de ce liquide sont abandonnés à euxmêmes; d'autres sont additionnés de sérum ou de ferment; soumettez les uns à la température ordinaire, les autres à -!- 40°. Notez le moment de la coagulation de la fibrine, dans chacun de ces échantillons.
24. Détermination de la température de coagulation du fibrinogène.
— Une partie de la solution de fibrinogène obtenue au n° 23 (10 ce), additionnée du quart de son volume de solution saturée de Mg SO est placée dans un tube à réaction, et chauffée graduellement au bain d'eau (gobelet chauffé au bain-marie), à côté d'un thermomètre (fig. 26). Un précipité floconneux se forme vers -f 56" (fibrinogène) ; chauffez jusque vers -\- 58" à 60", et filtrez sur un petit filtre ; remettez le tube contenant le liquide filtré, dans le bain d'eau, et continuez à chauffer.
Un second précipité floconneux (paraglobuline) se montre vers -f- 75°.
Fig. 2G.
Appareil pour (Idtcrminer la température (le coagulation des albuminoides.
jusqu'au 4/5 de sa hauteur. On laisse reposer pendant deux jours ; ou mieux, on introduit le liquide dans l'appareil à force centrifuge, qui sdpare les globules en quelques minutes. On recueille au moyen d'une pipette le plasma surnageant. Si le sang a élé reçu directement de la veine dans le sulfate de magnésium, le plasma ne contient que peu de ferment, ou même pas du tout; et les préparations « et a' du n" 22 n'ont que peu de tendance à se coaguler. Si le sang a été reçu d'abord dans un antre vase, puis versé dans la solution saline, le plasma contient du ferment et se coagule quand on le dilue avec beaucoup d'eau.
lY. - GLOBULES ROUGES.
25. Lavage des globules rouges. — Du sang défibriné pris à l'abattoir (ou le sang provenant du dosage de la fibrine, voir n" 21) est mélangé avec une grande quantité d'une solution saline diluée, n'attaquant pas les globules (solution Na Cl à 1 "/o, — la solution saturée de NaCl contient environ 33 "/„ de sel), et abandonné au repos dans une capsule. Après dépôt des globules, on recueille ceux-ci en décantant le liquide surnageant. On peut répéter le lavage une ou deux fois.
26. Dissolution des globules rouges dans l'eau. - Dans chacun des deux tubes à réaction A et B, placez 5 ce. de sang défibriné, ou un peu de bouillie de globules. Achevez de remplir A avec de l'eau distillée, et B, avec une solution diluée de chlorure de sodium (à 1 "/o par exemple). Le liquide du tube A devient transparent comme une laque, par suite de la dissolution des globules; le mélange reste opaque dans le tube B, les globules ne s'y dissolvant pas.
Pour faire une solution d'oxyhémogloline, il suffit donc de dissoudre le dépôt des globules obtenu au fond de la capsule, dans l'opération n" 25.
verl
bleu
rouée
vert bleu
Il IIHII
Oxyhémoglobine. Hémoglobine.
Fig. 27. — Spectres d'absorption des matières colorantes du sang. I Oxyhémoglobine en solution concentrée. IV Hémoglobine en solution concentrée.
diluée, très diluée.
diluée, très diluée.
27. Spectre de l'oxyliémoglobine — Diluez la solution d'oxyhémoglobine, de manière qu'elle présente une coloration rouge cerise. Versez-en dans un tube à réaction jusqu'à mi-hauteur et achevez de remplir avec de l'eau distillée, en évitant de trop mélanger les deux liquides. La partie supérieure doit tout au plus
avoir la couleur rose, fleur de 'pêcher. Examinez les différentes régions du tube au moyen d'un spectroscope à vision directe; observez dans la partie supérieure les deux bandes de l'oxyhémoglobine (III, fig. 27); dans la partie moyenne (II, fig. 27) vous n'apercevez que du rouge et du vert, et dans le bas du tube, du rouge seul (I, fig. 27) • Refaites dans trois tubes, trois solutions de concentration croissante, et correspondant chacune à une des apparences spectroscopiques I, II, III,
Coloriez d'après nature, à l'aquarelle, les spectres de la figure 27.
La position de la raie D est facile à déterminer dans le spectre. Il suffit d'introduire dans la flamme éclatant le spectroscope, un fil de platine recourbé en anse, et que l'on vient de plonger dans du chlorure de sodium en poudre : apparition de la raie D du sodium.
28. Spectre de l'hémoglobine réduite, — Ajoutez au tube qui a servi à la première expérience du n" 27, 3 gouttes de sulfure d'ammonium ; mélangez, versez une partie du liquide, et remplacez-le avec précaution par une petite colonne d'eau distillée, dans le haut du tube ; attendez quelques minutes. Faites les mêmes observations que tantôt (n' 27) au moyen du spectroscope à vision directe. Dans le haut du tube : bande unique de l'hémoglobine réduite (VI, fig. 27); dans le bas, vous n'apercevez que la région rouge du spectre, et peutêtre un peu de vert (IV, fig. 27).
Agitez vivement le liquide avec de l'air, pour faire réapparaître les bandes de l'hémoglobine oxygénée, et diluez s'il y a lieu.
29. Spectre de l'hémoglobine oxycarbonée. — Faites barboter du gaz d'éclairage (dans un flacon laveur), pendant une heure, à travers du sang ou une solution d'hémoglobine, et examinez au spectroscope la solution diluée, présentant la teinte fleur de pèdier: bandes d'absorption analogues à celle de l'oxyhémoglobine fleur de pécher. Notez que la bande la plus étroite ne touche pas D, mais laisse visible la région jaune du spectre, tandis que pour l'oxyhémoglobine, cette région jaune est recouverte par la bande d'absorption la plus étroite.
30. Comparaison de deux spectres superposés. — Faites la comparaison directe des deux spectres : A. oxyhémoglobine et B. hémoglobine oxycarbonée^ au moyen d'un petit spectroscope à deux prismes, qui superpose les deux spectres. Notez que la bande d'absorption la plus étroite et la plus voisine de D s'éloigne davantage du rouge, dans la direction du vert, pour l'hémoglobine oxycarbonée B, que pour l'oxyhémoglobine A. Il y a par conséquent plus de jaune visible dans le spectre de l'hémoglobine oxycarbonée. Ces bandes des deux spectres ne sont pas sur le prolongement vertical l'une de l'autre.
Ajoutez quelques gouttes de sulfure d'ammonium aux deux tubes A et B : la réduction s'opère dans le tube A (bande unique de l'iiémoglobuline réduite), tandis que le tube B continue à montrer les deux bandes de l'hémoglobine oxycarbonée.