‹ Exercices spirituels de saint Ignace de LoyolaChapitre 33 sur 147 · NON MOINS DÉCISIF ET BEAUCOUP PLUS PROCHAIN QUE LE JUGEMENT UNIVERSEL · texte numérisé non relu

NON MOINS DÉCISIF ET BEAUCOUP PLUS PROCHAIN QUE LE JUGEMENT UNIVERSEL

L'oraison préparatoire est la morne.

Dans le premier prélude, je me considérerai comme un coupable chargé de chaînes devant le tribunal de Jésus-Christ, entre mon Ange gardien et le démon : Car nous devons tous compo-

(1) Ut référât unusquisque propria corporis, prout gessix, iive bonum, sive malum.(// Cor. v, 10.)

raître devant ce tribunal, nous dit l'apôtre saint Paul (1).

Dans le second prélude, je demanderai une crainte salutaire du jugement. Seigneur, transpercez ma chair de voire crainte ; car vos jugements ont rempli mon âme de frayeur (2).

Premier point. Dans le premier point, je considérerai les personnes présentes à ce jugement.

I, La personne du Juge. — Ses divins attributs le rendent souverainement terrible pour le pécheur : 1° infiniment sage, il connaît tout...; 2° infiniment juste, il est incorruptible...; 3° infaillible et immuable, il ne révoque point ses arrêts...; 4° juge suprême, ses décisions sont sans appel.. ; 5° tout-puissant, rien ne peut résister à sa volonté...; 6° immense, on ne saurait éviter sa présence. Où irai-je pour me soustraire à la connaissarce de votre esprit? Où fuirai-je pour me cacher de votre visage (3) ?

Tandis tîu'il en est temps encore, je veux apaiser mon juge ; je veux me le rendre favorable. Roi d'une majesté redoutable, juste Juge de tous les hommes, pardonnez-moi mes offenses avant le jour, peut-être bien rapproché, où vous mt

(i) Omnes enim no* manifestari oportet ante tribunal Christi. {il Cor. v, 10.)

(2) Confige timoré tuo carnes raeas; à judiciis enim tuis timui. {Ps. cxvni, 120.)

(3) Quô ibo à spiritu tuo ? et quô à facie tuâ fugiam ? (Ps. cixxvih, 7.)

demanderez un compte exact de toutes mes œuvres ( 1 ) .

II. La personne du coupable. — C'est moi... et non un autre à ma place... moi, saisi de frayeur... moi, couvert de confusion, abandonné de tous, seul avec mes œuvres, bonnes et mauvaises ; moi, tremblant et gémissant comme un coupable (2). — Que mes jugements, que mes affections, relativement à tout ce qui passe, et à ce qui demeure éternellement, seront alors différents ! Ali! s'il est vrai que V homme juste sera à peine rassuré ; moi, coupable, que dirai-je, et qui invoquer ai-je pour me défendre (3) ?

III. Les accusateurs. — Le démon fera l'énumération de tous les péchés d omission dont je me serai rendu coupable par ma négligence...; de tous les péchés d'action que j'aurai commis à son instigation et par ma propre malice...; de tous ceux que je n'aurai pas prévenus ou empêchés, bien que ce fût pour moi un devoir... ; de tous ceux dont j'aurai été l'occasion volontaire en tant de manières et dans tant de circonstances. — Mon bon Ange me reprochera ses conseils méprisés, ses inspirations repoussées, ses regards souillés par mes iniquités... — Les Anges gar-

(1) Rex tremendae majestatis... Juste Judex ultionis, Donum fac rcmissionis, Ante diem rationis. (Ecclesia.)

(2) Ingemisco tanquamreus, Culpàrubet vultus meus. {Ecelesia.)

(3) Quid sum, miser, tune dicturus ? Quem patronum rogaturus, Cura vix justus sit securus ? {Ecclesia.)

diens de mes frères me reprocheront mes scandales qui, peut-être, auront causé la perte de plusieurs âmes, et en demanderont vengeance : Levez vous, Seigneur, et jugez votre propre cause (1).

Ne donnez pas lieu au démon de vous accuser (2). Puissiez-vous plutôt lui dire avec la même assurance que saint Martin : Malheureux, tu ne trouveras rien à revendiquer en moi (3). Ne méprisez pas non plus l'Ange de Dieu ; car il ne vous pardonnera pas, au dernier jour, s'il vous trouve coupable (4;.

IV. Des témoins irrécusables. — i° Les créatures, dont j'ai indignement abusé...; 2° la sagesse divine .. ; 3° ma propre conscience. Ces témoins me mettront sous les yeux mes œuvres de ténèbres, me lorceront de les reconnaître, et d'avouer ce que je voudrais inutilement nier ou me dissimuler à moi-même. Je veux écouter maintenant la voix de ma conscience, a(in qu elle ne s'élève pas alors contre moi pour me condamner: Accordez-vous promptement avec votre adversaire, pendant que vous êtes avec lui dans le chemin, de peur qu'il ne vous livre au juge, et le juge au ministre de sa justice (5).

(1) Exurge, Dl'us, judicacausam tuam. IPs. lxxiii, 23.)

(2) Nolite locum dare diabolo. [Ephes. jv, 27.)

(3) Quid astas, cruenta bestia? Nihil in me, funeste, reperies. (Eccles.)

(4) Observa eum, et audi vocem ejus, nec contemnendum putes, quia non- dimittet cum peccaveris. [Exod. xxui,

(5) Esto consenliens adversario luo citô, dum es in via cuno

Second point. Dans le second point, je considérerai ['examen qui aura lieu à ce jugement. — 1° Il sera exact... Tout sera pesé; rien ne sera omis, pas même une parole oiseuse (1). On me demandera compte de ma dépense et de ma recette; de tous les dons que j'aurai reçus; des talents qui m'auront élé confiés; de tous les moments qui m'auront été accordés; de tant d'occasions de (aire le bien qui m'ont été offertes ; de tant de bonnes inspirations qui me sont venues d'en haut; enfin, de toutes] tv.es pensées, paroles, actions et omissions. 0 Chrétien! 0 Religieux! 0 Prêtre! rendez compte de voire administration (2) ! de l'administration et de l'usage des sacrements; de l'emploi des grâces ; des moyens de salut mis entre vos mains, pour vous et pour les autres, et que vous avez négligés, et dont peut-être vous avez abusé... — 2° Cet examen sera sévère. Toutes mes œuvres, et chacune d'elles en particulier, seront examinées en rigueur; toutes seront mises dans la balance de la justice divine. On nie demandera compte non-seulement de la substance de mes œuvres, mais des circonstances qui les ont accompagnées, de l'intention qui les a dirigées: Quand le temps sera venu, je jugerai en toute justice les

20 : ne forte tiadat te adversarius Judici, et jndex tradat te ministro, et in carcerem mittaris. {Matth. v, 25.)

(1) Dico autem vobis, qiioniam omne verbum otiosum quod locuti fueiint hommes, reddent rationem de eo in diejudicii.

iM<dt/i. xn, 36.)

(2) Redderaiionem villicationis tuae. (Luc. xvi, 2.)

justes eux-mêmes (1), dit le Seigneur; à combie^ plus forle raison les pécheurs! En ce jour, je scruterai Jérusalem avec des flambeaux (2) ; comment traiterai-je Babylone?

Combien d'oeuvres dans lesquelles je mettais ma conliance seront alors réprouvées comme un argent faux (3)1 Combien de péchés, que j'ignorais par une négligence coupable, s'échapperont des replis de ma conscience et s'élèveront contre moi! Combien de fautes, que l'entraînement et la dissipation me faisaient regarder comme légères, paraîtront graves! Combien, peut-être, que je croyais effacées, attesteront qu'elles existent encore tout entières quant à la peine! Malheureux que je suis, que dirai-je en ce moment... (4)?

Troisième point. Dans le troisième point je considérerai la sentence qui suivra immédiatement la connaissance de la cause.

Des deux sentences dont parle l'Écriture (5), l'une est infiniment désirable, l'autre infiniment redoutable. Je les mettrai toutes deux en parallèle avec leurs motifs. J'en méditerai les termes, l'intimation et l'exécution, qui auront lieu à l'instant même de ma mort.

(1) Cùm accepero tempus, ego justitias judicabo. [Ps. lxxiv, 3.)

(2) Et erit in tempore illo : scrutabor Jérusalem in lucernis. (Sophon. l, 12.)

(3) Argentum reprobum vocate eos, quia Dominua projecit lllos. (Jer. vi, 30.)

(4) Quid sum miser tune dicturus..? (Ecclesia.) (5j Matth. xxv, 34, 41.

L'une ou l'autre de ces sentences m'attend nécessairement. Mais laquelle sera mon partage? Je l'ignore... Cependant, je puis dire que c'est celle que je voudrai... Le choix m est donné maintenant (1) ; bientôt il ne sera plus en mon pouvoir.

Pour mériter la sentence de condamnation, la chose est facile ; la voie est large (2) ; continue comme lu as commencé : \a, cours où la nature et la concupiscence l'emportent.

Pour mériter la sentence favorable, le travail, la lutte, sont nécessaires. Fais d'abord de dignes fruits de pénitence (3); ensuite efforce-toi d'entrer par la porte étroite (4), et marche avec le petit nombre dans la sainteté et la justice chrétienne tous les jours de la vie (5).

Colloque. Je terminerai par un colloque à mon Juge, ou plutôt à mon Sauveur : Souvenez-vous, ô bon Jésus, que ccsl pour moi que vous êtes venu sur la terre, et ne me perdez pas en' ce grand jour.'.. En me cherchant., vous vous êtes assis, épuisé de fatigue ; vousmavez racheté en souffrant la mon sur la croix; que tant de travaux ne soient pas perdus ! . . .

RecortUre, Jesu pie, Quôd sum cau>a tuae viœ :

Ne me perdas il là die.

(1) Optio vobis datur, eligitc hodiè quod placet. (Jos. xxiv, 15.)

(2) Lata pm-la, et spatiosa via est quae ducit ad perdilionem.

vu, 13 )

(3) Facile ergo fructusdignos pœnitcnli.e. {Luc. m, 8.)

(4) Intrate per an^ustam portant. (Matth. vu, 13.)

(5) In sanctitate et justitiâ coram ipso, omnibus diebus nos* tris. {Luc. i, T6.)

Quœrcng me, sedisti lassus, Redemisli cruceni passus :

Tantas lalor non sit cussus !

Pater. — Ave.

Note. Entre celte méditation et la suivante on pou ira réfléchir :

i°Sur la proximité du jugement particulier: Insensé, celte nuit peut-être on te redemandera ton âme.

2° Sur ïimposant appareil du jugement universel : toutes les nations seront rassemblées.

3° Sur Yéternitê de l'enfer, châtiment permanent du péché. Malheur, malheur, trois fois malheur : Vœ, vœ, vœ !

QUI DÉCIDE A LA FOIS DU JUGKMENT PARTICULIER, DO JUGEMENT GÉNÉRAL ET DE L'ÉTERNITÉ.

L'oraison préparatoire est toujours la même.

Premier prélude. Je me figurerai que je suis sur mon lit de mort, et je me représenterai toutes les circonstances de mes derniers moments.

Second prélude. Je demanderai à Dieu la grâce d'être vivement frappé de la pensée de la mort, afin de commencer à vivre maintenant comme je voudrais alors avoir vécu, et de mériter une fin précieuse devant lui. Seigneur, éclairez mes yeux, de peur que je ne m'endorme un jour dans la

mort, et que mon ennemi ne dise : J'ai prévalu contre lui (1).

Premier point. Idée et notion de la mort.

Qu'est-ce que mourir? Je l'ai souvent entendu dire; j'en ai souvent été le témoin ; je ne l'ai peutêtre jamais compris. Job me l'enseigne : Lorsque l homme est mort, et dépouillé, et consumé, je vous le demande, où est-il (2)?

Mourir dit donc trois choses . 1° Un dépouillement absolu, universel, éternel de toutes choses. 2° La résolution du corps en pourriture, en poussière, et presque au néant dans le tombeau. 3° Le passage de l'âme à une autre vie, éternellement heureuse ou éternellement malheureuse. Quelle sera-t-elle pour moi? C'est un mystère.

Voilà ce que je méditerai avec crainte, ce que je considérerai avec tremblement, ce que je regarderai comme devant m'arriver certainement à moi et à tous les hommes. Voilà surtout ce que je m'ef forcerai d'exécuter spirituellement en moi, afin de pouvoir dire avec l'Apôtre: Je meurs chaque jour <3), à tout et à moi-même.

Second point. Certitude de la mort.

La mort est-elle certaine? Oui, rien de plus certain. 1° La foi me l'enseigne. Il est arrêté que les

(1) Illumina oculos meos neunquàm obdormiam in morte; ne quandô dicat inim eus meus : Praevalui adversus eum. (Ps. xn, 4.)

(2) Homo vei ô cùm mortuus fuerit, et nudatus atque consumptus, ubi, quoeso, est? (Job. xiv, 10.)

(3) Quolidiè morior. (/ Cor. \\, 31.)

hommes meurent (i) tous, sans aucune exception. 2° La raison m'en convainc: tout composé d'éléments contraires doit enfui se dissoudre. C'est ureloi générale de la nature: ce qui a reçu l'existence par voie de génération est sujet à la corruption. 3° L'expérience le confirme : je dis l'expérience constante de tous les siècles, comme celle de tous les jours: Qui d'entre les hommes a évité la mort? 4° Nous avons en nous une réponse de mort (2) ; et cette faiblesse naturelle, que nous sentons et que nous portons avec nous-mêmes, nous avertit que nous avons contracté en naissant l'obligation de mourir.

La nécessité ou la certitude de la mort ne m'estelle pas évidente ? Puis -je me refuser à tant de raisons, à de si puissants témoignages ? Pourquoi donc me comporter comme si je devais toujours vivre, comme si je ne devais jamais mourir? Il est temps enfin d'être conséquent. Je veux que désormais ma conduite soit conforme à ma croyance ; je veux me dépouiller de toute affection désordonnée aux créatures et à moi - même ; je veux pouvoir répéter avec vérité ces paroles de saint Paul : Je meurs chaque jour : « Quolidiè morior. »

Troisième point. Incertitude des circonstances de la mort.

Autant il est certain que je mourrai, autant il est incertain quand, où, comment, en quel état je

(1) Statutum est hominibus semel mori. (Hebr. ix, 27.)

(2) Sed ipsi in nobisuieUpsis re-spousum moitié liabuimiis. (II Cor. i, 9.)

104 MÉDITATIOX8 SUPPLEMENTAIRES.

mourrai. ()««?*(/? Sera-ce aujourd'hui, ou demain? dans dix jours, ou dans dix ans ? Dieu le sait ; je l'ignore. Où ? Ici ou ailleurs? dans ma patrie ou dans un pays étranger? dans un lieu habité ou désert? Dieu le sait ; je l'ignore. Comment? De mort naturelle ou violente? de maladie ou de vieillesse? subitement ou avec le temps de me reconnaître? Dieu le sait ; je l'ignore. Enfin, en quel état? En état de grâce ou de péché? de ferveur ou de tiédeur ? avec ou sans le secours des sacrements ? Encore une fois, je l'ignore ; Dieu seul le sait.

Quelle conclusion tirer de tout ceci? Celle que Jésus-Christ lui-même me suggère : Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure (1). Le jour, l'heure me sont cachés, afin que je sois prêt tous les jours, à toute heure. Et vous, soyez donc prêts; carie Fils de l'homme viendra à l'heure où vous ri y penserez pas (2). Jésus-Christ ne dit pas : Préparez-vous; mais : Soyez prêts. Eh bien, suis-je prêt? Et si je ne le suis pas aujourd'hui, comment le serai-je demain? Demain est un jour incertain, et j'ignore si je serai demain.

Quatrième point. On ne meurt qu'une fois.

La mort est un tribunal sans appel. Combien de fois mourrai-je? Une seule fois. Si je meurs bien cette fois, tout est gagné; si je meurs mal cette fois, tout est perdu sans ressource. Au Midi ou vers

(\) Vigilate itaque, quia nescitis diem neque horam. (Malth.xxv, 13.)

v«) Et vos estote parati, quia quâ horâ non putatis Filiui hominis veniet. {Luc. xn, 40.)

V Aquilon, de quelque côté que V arbre tombe, il restera (1). Le moment de la mort est un moment décisif, d où dépend l'éternité, heureuse ou malheureuse. Se sauver ou se perdre une fois, c'est se sauver ou se perdre pour toujours (2)1... Si je pouvais mourir plusieurs fois, deux fois au moins, je pourrais la seconde fois mourir mieux que la première, je pourrais me repentir d'être mort en élat de péché, comme on se repent d'avoir mené une vie coupable. .Mais, puisqu'il est absolument certain que je ne mourrai qu'une seule fois, il ne faut rien négliger pour bien mourir cette fois.

Conclusion. 1° Bien vivre, c'est-à-dire vivre chrétiennement selon mon état : la mort est l'écho delà vie. 2° Demander souvent et avec instance la grâce d'une bonne mort, par l'intercession de la trèssainte Vierge, en récitant la Salutaticr- angélique. 3° Penser souvent à la mort comme prochaine, comme pouvant me surprendre à chaque instant. 4° Examiner fréquemment si je voudrais mourir dans l'état où je suis. 5° Enfin, faire pendant la vie ce que je voudrais avoir fait à l'heure de la mort.

Colloque. A Jésus-Christ mourant sur la croix. Autant il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant (3), autant il est consolant de tomber

(1) Si ceciderit lignum ad Austrum aut ad Aquilonem, in quoeumque loco ceciderit, ibi erit. (Eccle. xi, 3.)

(2) Periisse seaiel œternv.m est!

(3) Horrendum est incidere in manus Dei viventis. {Hebr, x, 31.)

enlre les mains d'un Dieu mourant, et mourant pour moi.

Pater. — Ave.

Remarque. On comprend tout ce que la méditation de la mort acquiert de force, lorsqu'elle vient après celle des autres grandes vérités, et spéciale-1 ment après celle de l'enfer. Car on sait assez qu'il faut mourir, et l'on s'y résigne : la mort est une loi commune, il faut la subir. L'homme dénué des biens de la fortune redoute moins la mort; l'homme qui souffre la désire ; l'impie' avoue que le temps est court, et il en conclut qu'il faut se hâter de jouir des biens présents (1). — Mais s'il est vrai qu'après la mort, qui peut se présentera toute heure, il y a un jugement, un enfer, une éternité... tout change de face. C'est alors que la mort devient pour moi ce moment dont parle l'Apôtre, ce clin d'œil (2) qui décide de mon sort éternel, la porte du ciel ou de l'enfer.

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