‹ Exil et patrieChapitre 15 sur 78 · AU SOLEIL · texte numérisé non relu

AU SOLEIL

Sailli, soleil riant qui dore mon rivage.

Je m’éveille avec toi, matinal et pieux,

El la voix de mon eœur eherche, sous son nuage. S’il est quelque rayon pour monter vers les eieux.

AV

Je suis seul avec loi... La nature repose ;

Quelques oiseaux épars gazouillcnl à l’enlour :

Il me semble en leurs chants entendre quelque chose De doux comme la paix, de pur comme ramour.

La mer est toute bleue, et la vague argentée Roule sans murmurer, et brise sans effort ;

Et l’haleinc du jour, dans la grotte abritée.

Essaie, en soupirant, son plus suave accord.

Salut ! inspire-moi quelque hymne d’espérance Qui me berce en tes flots de jaspe et de vermeil ;

Que mon cœur solitaire, et nourri de silence,

Bmle d’un feu plus pur que la flamme, ô soleil !

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