‹ Exil et patrieChapitre 22 sur 78 · A MA MUSE · texte numérisé non relu

A MA MUSE

Lorsque, las d’explorer sur la barque des hommes Le lac monotone des jours,

De rouler, haletant, sur la pente où nous sommes, Le roc qui retombe tou jours ;

7 s A MA MIJSK .

Faligué des dégoûts qui naissent dans la vie Comme les jonces aux chemins,

Des projets, des laheurs... ô ma muse chérie ! Je t’appelle et lu viens.

Tu viens, tantôt voilée, aux heures les plus sunibres, Oeuser avec moi les tombeaux ;

Insulter au néant, en demandant aux ombres Si là-bas les jours sont plus l>eaux?...

Ou bien, tantôt riante, et laissant sur ta tête Flotter ta couronne de fleurs.

Belle comme, un enfant dont la douleur s’arrête Pour sourire au milieu des pleurs.

Tu viens... Oubliant tout, mon ame harmonieuse Écoute en silence ta voix Qui chante, vers le soir, douce et mélodieuse Comme une harpe dans les bois.

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Et le souffle inconnu qui, d’une aile légère,

La berce et l’endort au gazon.

Chasse loin de ses yeux les brouillards de la terre. Qui passent froids à l’horizon.

Et je ne sais quel rêve, en une ombre sacrée, La fait briller comme un éclair ;

Et la laisse flotter, diaphane, azurée.

Comme une vapeur dans l’éther.

Et je ne sais, lancée à sa rapide voile.

Quels ports la verront aborder ; Mais, crainte d’altérer la lueur de l’étoile, Je n’ose pas le demander.

Et la foi dans mon cœur, et l’amour, l’espérance Laissent exhaler des soupirs ,

Mystérieuse voix qui se mêle au silence Comme les parfums aux zéphirs.

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