‹ Exil et patrieChapitre 25 sur 78 · CALME · texte numérisé non relu

CALME

Quel calme autour de moi! tout se lait, tout sommeille! Moi seul je pense encor, moi seul encor je veille;

Je veille, Seigneur, avec vous...

Mais que dis-je t* au vallon, là-bas, dans sa chaumière,

r.AI.ME.

iN’est-il pas maintenant, achevant sa prière, Quelque malheureux à genoux?...

N’est-il pas quelqu’autre ame, éprise du silence, Qui, pensive et souffi’ante, à cette heure s’avance Silencieuse 'au bord des mers ?

Et qui, lasse à la fin de sa course isolée.

Jette un regard d’amour à la voûte étoilée.

Une espérance aux flots amers?...

Oh ! je veux oublier le flot lointain du monde. Qu’on entend vers la nuit, comme la voix de l’onde Qui gronde et s’éteint au rocher;

Je ne veux plus d’échos que ceux de mon rivage ; Je ne veux plus d’abris que ceux de mon feuillage , De chant que celui du nocher.

Oublier, oublier!... n’^iinier plus d^ns la vie Que le sentier étroit qui mène 9 la patrie Le pèlerin des jours mauvais ;

Un peu de flamme au soir pom* sécher sa chaussure ;

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