CALME
Quel calme autour de moi! tout se lait, tout sommeille! Moi seul je pense encor, moi seul encor je veille;
Je veille, Seigneur, avec vous...
Mais que dis-je t* au vallon, là-bas, dans sa chaumière,
r.AI.ME.
iN’est-il pas maintenant, achevant sa prière, Quelque malheureux à genoux?...
N’est-il pas quelqu’autre ame, éprise du silence, Qui, pensive et souffi’ante, à cette heure s’avance Silencieuse 'au bord des mers ?
Et qui, lasse à la fin de sa course isolée.
Jette un regard d’amour à la voûte étoilée.
Une espérance aux flots amers?...
Oh ! je veux oublier le flot lointain du monde. Qu’on entend vers la nuit, comme la voix de l’onde Qui gronde et s’éteint au rocher;
Je ne veux plus d’échos que ceux de mon rivage ; Je ne veux plus d’abris que ceux de mon feuillage , De chant que celui du nocher.
Oublier, oublier!... n’^iinier plus d^ns la vie Que le sentier étroit qui mène 9 la patrie Le pèlerin des jours mauvais ;
Un peu de flamme au soir pom* sécher sa chaussure ;