‹ Exil et patrieChapitre 28 sur 78 · FOI »ANS I.A MORT · texte numérisé non relu

FOI »ANS I.A MORT

Je saurai si je puis n’espérer qu’un suaire ;

Si le sépulcre est le seul sanctuaire D’où mon ame doit approcher;

Si ma voix doit s’éteindre en l’éternel silence ;

Et si roulant en moi tous ces flots d’espérance, r/était là qu’ils devaient sécher!

Je saurai si ce poids de vie Qui souvent oppresse mon sein,

Est un fardeau de rêverie Qu’on peut jeter sur le chemin ;

Si de voir une main promener sur l’abimc La balance pesant les vertus et le crime.

C’est honteuse crédulité ;

Si de tout ici-bas l’homme i^orant la cause,

Peut, dans un seul mépris, comme une seule chose. Confondre fable et vérité.

Je saurai si je vis..., si toute ma nature Est une onde, un rayon, une fleur du matin ; Quelque chose qui brille, ou parfume, ou murmure. Mais qui meurt sans un lendemain?

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