‹ Exil et patrieChapitre 29 sur 78 · FOI DANS LA MORT · texte numérisé non relu

FOI DANS LA MORT

Si ceux-là, qui toujours souriant dans leurs l’ètes, De fleurs en couronnant leurs tètes,

Ont le secret de l’avenir ?

Si, pour conjurer les tempêtes.

Il suffit de dormir?

Alors, alors, sans chercher, sans attendre, .T’étoufferais aussi le feu qui brûle en moi.

Je lui dirais : « Couvert de cendre,

Dors sans espérance et sans foi :

Dors en paix... la nuit est si belle !

ÎN’as-tu pas assez du foyer ?

C’était une haleine infidèle Qui Taisait ta flamme ondoyer...

Que la main qui te balance.

Laisse enfin dans le silence,

Tomber vide ton encensoir;

La vie est un jour sur la terre...

Le matin tout brille et prospère ;

Tout meurt, tout se flétrit le soir.

Alors je dirais à mon aine ;

FOI DAHS I.A MOKT.

Jelte un voile à ton avenir :

De ton esquif brise la raine ;

Laisse-toi bercer au zëpbir.

Aigle orgueilleux, coupe les ailes, lletoinbe à nos rives fidèles Qu’un bel été pare de fleurs ;

A l’été je croirais encore,

Car mon anie peut faire éclore Plus d’une rose sous ses pleurs.

Sur le sein fécond des campagnes.

J’ai plus d’un écho dans mes bois ;

J’ai, chasseur hardi des montagnes.

Plus d’une flèche à mon carquois ;

Je pourrais souvent à ma table /

Egayer une troupe aimable D’amis aux folâtres plaisirs ;

Et dans le rire à perdre haleine.

Ma muse encor pourrait sans peine Éveiller d’enivrans désirs...

Mais non ! je laisse aux bords du monde

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