FOI DANS LA MORT
Si ceux-là, qui toujours souriant dans leurs l’ètes, De fleurs en couronnant leurs tètes,
Ont le secret de l’avenir ?
Si, pour conjurer les tempêtes.
Il suffit de dormir?
Alors, alors, sans chercher, sans attendre, .T’étoufferais aussi le feu qui brûle en moi.
Je lui dirais : « Couvert de cendre,
Dors sans espérance et sans foi :
Dors en paix... la nuit est si belle !
ÎN’as-tu pas assez du foyer ?
C’était une haleine infidèle Qui Taisait ta flamme ondoyer...
Que la main qui te balance.
Laisse enfin dans le silence,
Tomber vide ton encensoir;
La vie est un jour sur la terre...
Le matin tout brille et prospère ;
Tout meurt, tout se flétrit le soir.
Alors je dirais à mon aine ;
FOI DAHS I.A MOKT.
Jelte un voile à ton avenir :
De ton esquif brise la raine ;
Laisse-toi bercer au zëpbir.
Aigle orgueilleux, coupe les ailes, lletoinbe à nos rives fidèles Qu’un bel été pare de fleurs ;
A l’été je croirais encore,
Car mon anie peut faire éclore Plus d’une rose sous ses pleurs.
Sur le sein fécond des campagnes.
J’ai plus d’un écho dans mes bois ;
J’ai, chasseur hardi des montagnes.
Plus d’une flèche à mon carquois ;
Je pourrais souvent à ma table /
Egayer une troupe aimable D’amis aux folâtres plaisirs ;
Et dans le rire à perdre haleine.
Ma muse encor pourrait sans peine Éveiller d’enivrans désirs...
Mais non ! je laisse aux bords du monde