‹ Exil et patrieChapitre 30 sur 78 · FOI DAS8 LA MOET · texte numérisé non relu

FOI DAS8 LA MOET

Celle écume de ttols ballollés par le venl :

Aujourd’hui mon ame esl une onde Qui va se perdre à l’Océan :

Réflélanl en son cours, comme un lableau magique. Une colonne, un dôme, une ogive, un porlique. Temples, lombeaux, jardins, palais mystérieux... Ecoutant murmurer sa source sans mélange,

Et dans chaque horizon qui change.

Miroir immobile des deux !

Aujourd’hui plus pure et plus belle.

Mon ame, en son vol matinal,

Effleure comme l’hirondelle Un lac d’azur et de cristal;

Qu’importe que le A'ent d’automne Siffle aux bois et les découronne.

Elle dédaigna leurs rameaux ;

Et toujours rapide étrangère.

Elle essayait loin de la terre A voler sous des deux nouveaux.

Et son aile serait un rêve!..

FOI DANl I.A MORT.

S’élançant par delà les mers,

11 viendrait un vent de la grève Qui la briserait dans les airs !...

Non ! non! ne erains pas, ô mon aine!

S’ils pensent étoulTer ta flamme.

En jetant un corps au cercueil,

Ils se trompent... car ta pensée,

Semblable au tombeau d’Elisée,

Le vomit, vivant, du linceuil.

Ne crains pas d’aborder la plage.

Jette l’ancre à ton dernier port ;

Parle en maître à ton héritage ; Airache son masque à la mort ;

Dis à ce fantôme livide.

Le fixant d’un œil intrépide ,

De fuir, de trembler devant loi.

Que, poursuivi dans les ténèbres.

Il sente ses crêpes funèbres Dévorés d’un éclair de foi.

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