LE TEMPLE
Quand l’airain, ébranlé sous la flèche gothique,
Jette à l’aile des vents son sublime cantique,
Mêlant la prière au réveil.
Que j’aime ce jour saint, où l’ame en paix contemple
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l,K rKMPIE.
Le nom de Jehovali, glorieux dans le temple Comme un mystérieux soleil !
Que j’aime eelélan de mille voix ensemble,
Qui, sous les vieux arceaux montant toujours, ressemble A l’immense roulis des mers ;
Mais qui, plus fort que lui dans le sein du fidèle.
Roule aux pieds du Très-Haut, comme une algue éternelle Toute son ame en ses concerts !
Que j’aime ces^momens d’éclat et de silence !
Ce chant sévère et lent que l’orgue recommence Comme un écho d’un autre bord !
Voix qui nous vient du ciel, accent qui nous console, Qui, lorsque notre cœur manque ici de parole.
En prête une dans son accord !
Et ces liantes fleursi, ces faisceaux de lumières. Ces tourbillons d’encens qui' s’élèvent^au ciel. Et ces blancs séraphins mêlés à nos mystères. Qui se voilent le front aux côtés dte Pautel!
Et le ponlile saint, qui, debout, seul, supplie. Connue un écho resté des flots silencieux ;
Et ce peuple incliné comme un arbre qui plie Sous un souffle échappé des cieux.
Tout parie, tout est grand sous la voûte sacrée Que les siècles passés suspendent azurée Comme un consolant souvenir !
Comme un reflet terni des gloii'es immortelles, Comme un immense oiseau qui couve de ses ailes Des siècles entiers d’avenir!
Venez, foule obscure et souflrante. Petits qu’on repousse ici-bas ;
Vous qu’une ronce déchirante Blesse en chemin à chaque pas ; Venez essuyer la poussière >
Et laver le sang sur la pierre Qui se rougit aussi pour vous ; Venez verser dans le calice