‹ Exil et patrieChapitre 40 sur 78 · I.E TENM.E · texte numérisé non relu

I.E TENM.E

Les pleurs de voire sacriliee Que vous bénissez à genoux.

Ah ! c’est vous surtout, humbles fem mes, Vieillards, pauvres abandonnés.

Vous tous qui, courbés sur vos rames Comme des captifs enchaînés.

Brisez nuit et jour l’onde amère.

Sans qu’un fouet rapide et colère Permette une heure de repos.

Et qui, las de plainte inutile,

Semez comme un germe fertile L’espérance dans les* tombeaux !

Ils ont trouvé de par le monde. Ceux-là qui méprisent vos pleurs, ün ombrage, une plante, une onde.

Qui les guérit de leurs douleurs ;

La vie est pour eux un sourire, C’est un frais matin qu’on respire ;

i.r: TEMi’i.E.

sonl (les fleurs sur un gazon,

('/est une eau fuyante, inconnue.

Qui coule sous l’herbe touflue

Sans réfléchir un horizon. ^

Ils n’ont pas besoin de vos fêles.

De vos hymnes, de votre encens.

Ils ont leur couronne à leurs têtes,

Ils ont leurs parfums, leurs présens-, Leur autel est debout, et fume (>oinme un grand brasier qu’on allume Au bord de l’Océan, la nuit,

'tandis qu’une troupe insensée Danse autour, riante et pressée,

El (|u’auprès l’abîme bruïl .

Mais vous, qui portez dans vos âmes Plus de rêves, plus de désirs Que la mer ne roule de lames,

(,)ue la forêt n’a de soupirs;

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