LE TEMPLE
Qui, pareils aux vagues plaintives, Déchirez chaque jour vos rives,
Et n’arrachez que du limon,
El qui, murmurant de tristesse,
Le long des hords cherchez sans cesse Un lit plus pur et plus profond!
Allez, plongez-vous sous la voûte.
Un lit de granit vous attend.
Le temple, voilà votre route,
C’est le gouffre ouvert au torrent.
Flots de l’ame, amour, espérance, Désirs infinis, soif immense.
Grondez, gémissez en ce lieu, Laissez, comme d’ardentes crêtes, Vos fronts couronnés de tempêtes.
Éclater au souffle de Dieu !
Ils ont passé. Seigneur, sous vos colonnes sombres. Ces hommes, avant nous, générations d’ombres,