‹ Exil et patrieChapitre 42 sur 78 · I.E TRMl'I.E · texte numérisé non relu

I.E TRMl'I.E

Qui donnent du dernier soinineil !

Où sont-elles?... J’entends sous les untiques dalles Un bruit confus, semblable à des voix sépulcrales;

Serait-ce l’heure du réveil?

IVon ! c’est un écho sourd de ces lointaines plages, Qui vient tomber mourant au bord de nos rivages.

En murmurant encor : « Songe, erreur, vanité ! » (7est un cri de la mort qui se mêle aux prières. Comme pour attacher à nos voix éphémères lîn accent de l’Eternité.

A MES SOUFENIRS.

Fuyez, doux fantômes, vains songes.

Souvenirs trop chers, laissez-moi ; Fuyez, délicieux mensonges,

En vous j’ai perdu toute foi.

A MBS SOliVENlnS.

Pourquoi donc m’apparaître encore?

Non, non! fuyez; j’aime, j’adore,

Je cherche autre chose que vous.

De dédain j’ai flétri vos charmes.

Je n’ai plus pour vous que des larmes , Pourquoi donc un regard si doux ?

N’ai-je pas, du fond de mon ame,

Jeté l’insulte et le mépris?

Mon cœur, comme une ardente flamme.

N’a-t-il pas broyé vos débris?

Le soir m’a prêté son silence,

La nature son innocence,

La prière son pur amour :

J’ai tout effacé sur ma rive.

Tout... si votre ombre, fugitive N’y vient pas se plaindre k son tour.

Si, comme une amante éplorée Qui se pare de ses douleurs,

Votre image décolorée Nes’cmbellil pas sous ses pleurs;

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