I.E TRMl'I.E
Qui donnent du dernier soinineil !
Où sont-elles?... J’entends sous les untiques dalles Un bruit confus, semblable à des voix sépulcrales;
Serait-ce l’heure du réveil?
IVon ! c’est un écho sourd de ces lointaines plages, Qui vient tomber mourant au bord de nos rivages.
En murmurant encor : « Songe, erreur, vanité ! » (7est un cri de la mort qui se mêle aux prières. Comme pour attacher à nos voix éphémères lîn accent de l’Eternité.
A MES SOUFENIRS.
Fuyez, doux fantômes, vains songes.
Souvenirs trop chers, laissez-moi ; Fuyez, délicieux mensonges,
En vous j’ai perdu toute foi.
A MBS SOliVENlnS.
Pourquoi donc m’apparaître encore?
Non, non! fuyez; j’aime, j’adore,
Je cherche autre chose que vous.
De dédain j’ai flétri vos charmes.
Je n’ai plus pour vous que des larmes , Pourquoi donc un regard si doux ?
N’ai-je pas, du fond de mon ame,
Jeté l’insulte et le mépris?
Mon cœur, comme une ardente flamme.
N’a-t-il pas broyé vos débris?
Le soir m’a prêté son silence,
La nature son innocence,
La prière son pur amour :
J’ai tout effacé sur ma rive.
Tout... si votre ombre, fugitive N’y vient pas se plaindre k son tour.
Si, comme une amante éplorée Qui se pare de ses douleurs,
Votre image décolorée Nes’cmbellil pas sous ses pleurs;