A ME8 SOUVENIRS
Si mon cœur, trop jeune peut-être, Ne cherche pas à reconnaître Des traits qui changèrent pour lui Si touché de tant de tristesse .le ne trouve pas quelqu’ivresse A me charger de votre ennui.
Non ! non ! fuyez loin de l’asile Où tous mes jours meurent en paix Laissez cette onde si tranquille Couler sous ses ombrages frais.
Laissez-raoi chanter à l’aurore Un hymne plus pur, plus sonore Que celui des petits oiseaux ; Laissez-moi lua sainte pensée.
Beau rayon d’or, douce rosée Qui brille au gazon des tombeaux.
Que vous importe ma jeunesse,
Et mes larmes et mes soupirs ?
Qui vous a dit que ma tristesse Use et flétrit tous mes dé.sirs?
' I5C \ MKS SOIVESIBS.
Si souvent nia course incertaine S’arrête au bord d’une fontaine,
Ou marche au désert à grands pas,
Mon ame vous est étrangère —
Qui dévoilerait un mystère Que moi-mènie je ne sais pas?
Pourquoi, dans la brise qui pleure.
Mêlez-vous aussi votre voix ?
Pourquoi laisser sur ma demeure Passer vos rêves d’autrefois?
Je n’ai plus rien pour vous comprendre ; Comme un foyer souillé de cendre Qui jette une pâle clarté.
Mon cœur, qui n’a plus son délire ,
A peine accueille d’un sourire Votre ombre de félicité.
Fuyez pourtant, car à l’automne La fleur qui jaunit au gazon,