A MES SOUVENIRS
Le flot qui déchire la grève,
Pousse l’esquif et le soulève,
Et le caresse avec amour ;
Et le blanc reflet de l’étoile Qui glisse un instant sur la voile Pourrait faire oublier le jour.
Fuyez, fuyez de la vallée Où le ciel est toujours d’azur ;
Laissez cette plante isolée .
Etaler son front toujours pur.
Le printems va pour elle éclore ;
Le premier regard de l’Aurore Se mouille déjà de ses pleurs ;
Déjà j’entends dans le silence L’écho lointain de l’Espérance,
Qui dit encore : « Ailleurs! ailleurs! »