‹ Exil et patrieChapitre 44 sur 78 · A MES SOUVENIRS · texte numérisé non relu

A MES SOUVENIRS

Le flot qui déchire la grève,

Pousse l’esquif et le soulève,

Et le caresse avec amour ;

Et le blanc reflet de l’étoile Qui glisse un instant sur la voile Pourrait faire oublier le jour.

Fuyez, fuyez de la vallée Où le ciel est toujours d’azur ;

Laissez cette plante isolée .

Etaler son front toujours pur.

Le printems va pour elle éclore ;

Le premier regard de l’Aurore Se mouille déjà de ses pleurs ;

Déjà j’entends dans le silence L’écho lointain de l’Espérance,

Qui dit encore : « Ailleurs! ailleurs! »

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